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Pourquoi cacher 8 millions de dollars dans un couvent ?

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AFP

La rédaction d'Aleteia - publié le 29/06/16

"Perplexité" et "surprise" face au forfait commis par un politicien argentin dans un prieuré.

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L’opinion publique argentine a retrouvé une unité perdue depuis bien longtemps. Aucune note de discordance dans le tonnerre unanime de condamnation à l’encontre de l’un des actes de corruption les plus fourbes et les plus insolites du pays.

José Lopez, ancien secrétaire aux travaux publics et actuel député auprès du Parlement du Mercosur, a été découvert par un voisin et la police alors qu’il tentait de dissimuler dans le jardin d’un prieuré de Buenos Aires plus de 8 millions de dollars en différentes devises : des dollars américains, mais aussi des euros, des yens, et une monnaie arabe.

Il portait également un fusil semi-automatique

Vers minuit, un voisin donne l’alerte lorsqu’il repère un homme faire des allers et retours entre sa voiture et l’entrée du prieuré, faisant passer par dessus le portail des sacs, puis s’y introduisant illégalement pour ouvrir depuis l’intérieur le portail et rentrer avec son véhicule.

Lors de son arrestation, l’homme demande l’asile aux religieuses et clame à haute voix qu’il avait volé cet argent pour leur en faire don. En présence des policiers, il essaie ainsi de les soudoyer.

Dans les heures qui suivent, l’une des religieuses expose à la radio dans un entretien téléphonique qu’elles avaient déjà vu M. Lopez.

« M. Lopez était un homme très bon. Il venait ici une fois par an et nous aidait. Mais il est devenu fou. Il venait une fois par an pour distribuer du thé, du café. Mais il n’est jamais venu avec de l’argent. C’est la première fois ». Le prieuré, qui se compose d’une maison et d’un jardin dans lequel l’ex-mandataire a tenté de cacher son butin, appartient aux religieuses de Notre-Dame du Rosaire de Fatima. Il s’agit d’une association privée de fidèles qui est restée sous l’autorité de son feu fondateur, Rubén Di Monte, archevêque émérite de Mercedes-Lujan.

En 2014, Di Monte y célébra ses 60 ans de sacerdoce lors d’une émouvante cérémonie à laquelle assista M. Lopez. Il fit d’ailleurs part de son affection à l’égard de l’évêque à cette occasion, affection partagée par son chef, l’ex-ministre Julio de Vido, présent également. Il connaissait Di Monte depuis de nombreuses années par l’accompagnement pastoral qu’il lui avait été offert après la mort de son fils.

Durant le mandat de Julio de Vido en tant que ministre de la Planification fédérale, de l’Investissement public et des Services, différents travaux de restauration ont été réalisés dans la basilique Notre-Dame de Lujan avec des fonds publics. La basilique était en si piteux état qu’elle présentait un risque de sécurité pour les pèlerins, tel que ce fut le cas en 2000 lorsque l’une des croix se détacha du clocher.

Acte de corruption dans l’Église ?

Face aux liens évidents d’affection qui liaient l’archevêque émérite à ces fonctionnaires dénoncés pour actes de corruption, et l’insolite épisode au cours duquel José Lopez a essayé de cacher des sommes d’argent exorbitantes dans le jardin du prieuré où habita Di Monte, le traitement médiatique de cette affaire a établi un lien entre cet acte de corruption et l’Église.

Attentive, bien qu’incrédule comme l’ensemble de l’opinion publique face à la tentative grossière et absurde de ce politicien de dissimuler cet argent dans le prieuré, l’Archidiocèse de Mercedes Lujan a fait part de « sa perplexité et de sa surprise face à la situation », et s’est mise à la disposition de la Justice pour « faire toute la vérité sur ce qu’il s’est produit ».

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