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Second thriller religieux de François Weber, « Les falaises d’ocre »

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Jacqueline Picoche - publié le 20/07/16

Le prêtre François Weber est l'auteur de nombreux thrillers à lire de toute urgence à la plage !

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Avec Les falaises d’ocre,qu’il est préférable de lire après L’ombre rouge étudié précédemment, François Weber récidive. Il n’est plus question d’un fantôme, mais de deux : un bon et un méchant. Sachez, lecteur, qu’un fantôme est un demi-mort soumis par un rite magique à la possession d’un démon qui parle et agit par son intermédiaire. De tels rites existaient aux temps des années noires de la « chasse aux sorcières » (du XVe au début du XVIIe siècle) mais la formule purement orale s’est perdue. Dans certains cas évoqués par l’auteur, le malheureux est possédé depuis des siècles et sera bientôt délivré.

Un bref aperçu du roman 

Nous ne sommes plus à Nancy en hiver, mais en Provence pendant l’été. Le Festival d’Avignon, tout proche attire les touristes et les pickpockets, et les concerts de la Roque d’Anthéron, les mélomanes. Nous y retrouvons les principaux personnages de L’ombre rouge : Charles et Sonia Chevrières, et le commissaire Georges Dubreuil et sa femme. L’exorciste a changé de nom, et quelques nouveaux personnages ont surgi. Suite à une petite fête de promotion un peu arrosée, trois jeunes gens ont vu leur amie et condisciple France courir comme une folle jusqu’au bord d’une falaise haute de trente mètres et se jeter dans le vide. Son corps n’a pas été retrouvé. Georges, bien qu’en vacances a fait appel aux deux experts dont il connaît la compétence, pour enquêter sur cette affaire mystérieuse, source d’angoisse pour ses voisins et ses amis.

Le bon fantôme, qui hante les mines d’ocre proches du village vauclusien de Roussillon, est un Vaudois massacré dans le pays pour cause d’hérésie en 1455. Par la grâce de Dieu, il a pu résister à la puissance du rite et l’a fait échouer en partie. Il n’est pas débarrassé de son « parasite » démoniaque, mais résiste perpétuellement à toutes ses sollicitations. Le méchant fantôme qui, lui, ne remonte qu’au temps de la peste de Marseille (1720), est manipulé par un jeune sorcier de notre temps, l’un des trois témoins de la chute de France. Il veut la mort de cette jeune fille, peut-être sa demi-sœur, qui lui a soufflé le poste qu’il convoitait. Le bon fantôme sauve la jeune fille et la cache dans la mine jusqu’à ce que le pouvoir de nuisance de son rival soit neutralisé.

Qu’en est-il du sens véritable ?

Pourquoi diable avoir écrit toutes ces fariboles ? À quoi croit ou à quoi ne croit pas ce prêtre ? La fin du livre délivre la réponse ou du moins une partie de celle-ci, quand le fantôme dévoilant son nom de Michel Raymond entre en joyeuse conversation et trinque avec Charles et France. Pince-sans-rire, notre malin curé oratorien nous a fait marcher jusqu’à cet instant du roman. Michel a ravitaillé France en cannettes de bière et en paquets de biscuits par ses vols à l’étalage dans les supermarchés voisins. Il lui a même apporté une trousse de maquillage. Il est devenu son grand ami, elle se blottit dans ses bras et pleure à chaudes larmes quand elle doit s’en séparer. Car après pleine réintégration dans la communion catholique et une bonne messe, Michel s’endort enfin dans la vie éternelle en murmurant « Quel bonheur, quel bonheur ! ».

Y a-t-il dans ce livre autre chose que des fariboles ? Sans doute. Les extraits d’archives de la police collectionnés par Sonia attestent la récurrence de phénomènes lumineux inexplicables qui font penser aux histoires d’Ovni, soigneusement étouffées pour ne pas donner prise à des rumeurs incontrôlables. Étouffer n’est pas nier, pense le prêtre. Le prénom de la jeune fille France n’est pas dénué de sens. Lorsqu’elle brandit en direction de Luc un fusil qu’elle a trouvé dans la mine, Charles  l’arrête : « France, non ! Faites honneur au pays dont vous portez le nom. C’est encore un État de droits ! », et Michel d’ajouter : « À défaut de la miséricorde… ayez au moins foi en la justice ». Or comme ses compagnons, cette France, bonne chanteuse, bonne pianiste, est totalement ignorante en matière de religion. Michel lui reproche de ne s’intéresser qu’aux publicités. Le verbe « évangéliser » est pour elle une sorte de gros mot. C’est bien en raison de cette ignorance que Luc s’est laissé instruire par sa mère sorcière à propos de toutes sortes de maléfices qui ne sont pas dénués d’efficacité.

Sachez, les jeunes, qu’il y a encore de nos jours des gens qui fricotent avec le diable et que même si leur pouvoir semble illusion et mensonge, il vaut mieux s’abstenir de les fréquenter. Résister à leurs griffes est possible par la grâce de Dieu, en priant la Vierge Marie. « La grâce de Dieu », cette expression rappelle quelque chose à France. Un souvenir d’une parole de Jeanne d’Arc dont lui a parlé Michel et qu’elle ne cite pas tout à fait exactement : « Si je suis en la grâce de Dieu, Dieu m’y veuille tenir. » Et l’exorciste de s’exclamer« Si les Vaudois mettent Jeanne dans la partie, la victoire est assurée ». Et au moment de se mettre en route, Michel dit en riant et en montrant le chemin, « Jeanne, va sauver la France ». « Très drôle”, commente l’intéressée, n’étant apparemment pas vraiment convaincue. Les jeunes amateurs de fantastique sauront-ils déchiffrer cette parabole ? Affaire à suivre…

Thriller de François Weber, Les falaises d'ocre © Salvator
Thriller de François Weber, Les falaises d'ocre © Éditions Salvator

Les falaises d’ocre, de François Weber. Éditions Salvator, 217 pages, 19 euros.

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