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Le saviez-vous ? Nous citons tous Shakespeare sans nous en rendre compte

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© Everett Art Collection/Shutterstock

Daniel Esparza - Aleteia USA - publié le 14/02/17

Même 450 ans plus tard, ce génie des mots façonne et enrichit toujours notre langage.

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Même si vous n’avez jamais vu une pièce de Shakespeare ni lu aucun de ses sonnets, il y a des chances pour que vous l’ayez cité sans vous en rendre compte. Comme l’a écrit Hephzibah Anderson dans son essai à l’occasion du 450e anniversaire de Shakespeare en 2014, il est presque impossible de ne pas utiliser des phrases ou expressions pour exprimer nos sentiments que ce soient l’espoir, la colère, le désespoir ou l‘amour qui ne viennent pas de Shakespeare. En fait, Shakespeare a imprégné la culture pop à des niveaux que l’on ne suspecterait même pas : comme Anderson l’explique dans son article, « lorsque Mamford & Sons ont nommé leur album Sigh No More, ils empruntaient une phrase de la pièce Beaucoup de bruit pour rien. Quant à la chanson d’Iron Maiden Where Eagles Dare, combien de leurs fans reconnaissent qu’il s’agit d’une citation de Richard III ? »

D’après le professeur F. Max Muller, Shakespeare utilisait environs 15 000 mots dans chacune de ses pièces, dont il inventait lui même un certain nombre, en combinant par exemple plusieurs mots existants, ou en anglicisant des mots d’une langue étrangère. Comparé à l’Ancien Testament qui emploie 5 642 mots, on ne peut être qu’ébloui par la richesse de la Mégère apprivoisée ! Pour mettre ces chiffres en perspective, un homme non éduqué à l’époque de Shakespeare, disposait d’à peine 300 mots pour s’exprimer », explique Anderson. En fait, c’est grâce à Shakespeare que des mots tels que « morne » ou « moralisateur » sont entrés dans notre vocabulaire.

Non seulement les pièces de Shakespeare peuvent encore nous toucher profondément — après tout, c’est a cela que l’on reconnait les grandes oeuvres de la littérature — mais lorsque l’on « fait des commérages » (une expression qui fut écrite pour la première fois dans Songe dUne Nuit dEté), que l’on fait une « blague de mauvais goût » (la toute première jamais écrite peut être trouvée dans MacBeth), ou que l’on dit de quelqu’un qu’il a un « cœur en or, » (allez jeter un œil à votre version d’Henry V), nous employons en fait des expressions shakespeariennes.

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