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Musiques sacrées : les messes, pour la gloire de Dieu

messe

© Pascal Deloche / Godong

Philippe-Emmanuel Krautter - publié le 26/02/21

La pratique d’élever vers Dieu des chants et mélodies remonte à l’aube du monothéisme, des louanges que le christianisme retiendra également. Aussi n’est-il pas étonnant que la liturgie intègre très tôt la musique sacrée, non point en décorum, mais en un ensemble indissociable et unifié. Le pluriel du mot messe allait alors naître pour donner naissance aux messes en musique sacrée.

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Ite missa estSi « la messe est dite », selon la formule latine concluant traditionnellement la liturgie, les notes de musique ne finissent pas, elles, de résonner dans les assemblées dominicales, preuve s’il en était de leur importance. Les liens étroits unissant liturgie et musique sacrée expliquent que depuis les débuts du christianisme, l’instant le plus important de la vie des croyants soit accompagné de musiques élevées vers Dieu. 

Ainsi, le Bureau des célébrations liturgiques du souverain pontife souligne que :

« Depuis des temps immémoriaux, le chant et la belle musique ont offert un moyen d’expression des hauteurs et des profondeurs du sentiment humain. Pourtant, s’ils ont un rôle dans la liturgie, leur but est de rendre gloire à Dieu dans l’adoration ; cela éclipse inévitablement l’objectif noble mais limité d’un désir initial de réaliser une belle performance ». 

Le Catéchisme de l’Église catholique dispose d’ailleurs à ce titre que : « La tradition musicale de l’Église universelle a créé un trésor d’une valeur inestimable qui l’emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle ». En cela la tradition catholique s’est inscrite dans le prolongement de l’Ancienne Alliance où psaumes et hymnes demeuraient au cœur même de la liturgie juive.

Vers la rencontre de Dieu

Ainsi, les fidèles réunis lors de la liturgie n’honorent-ils pas qu’une mémoire, ou un symbole, mais concourent activement au mystère divin et à cette rencontre unique entre Dieu et les participants à l’Office. Afin de renforcer encore ce lien étroit, la musique sacrée jouée lors d’une messe contribue à « la beauté expressive de la prière, la participation unanime de l’assemblée aux moments prévus et le caractère solennel de la célébration », toujours selon le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC 1157). 


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Nul concert donc, et encore moins des choix musicaux dépendant des goûts de chacun, mais une musique chargée de transmettre des vérités qui dépassent le temps et l’espace. Seule sera considérée comme une musique sacrée lors d’une messe, celle qui sera en connexion étroite avec l’action liturgique et qui conduira à la gloire de Dieu et à la sanctification des fidèles, selon la formule également employée par Vatican II dans Sacrosanctum concilium.

Une messe célèbre, le Requiem de Mozart…

Aux côtés des plus belles messes grégoriennes et polyphoniques, quelques messes plus proches de nous sont passées à la postérité comme la célèbre Messe des morts ou Requiem de Mozart. Le Requiem venant du latin requies « repos » constitue avant tout un service liturgique de l’Église catholique romaine pour un enterrement. Le Requiem n’intègre ni le Gloria, ni le Credo, mais réserve par contre souvent un long développement sur le Dies Irae ou « Jour de colère », une tradition chrétienne héritée de la liturgie médiévale.

Le génie de la musique, Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), a laissé l’une des messes de Requiem la plus puissante qui puisse être par sa force émotionnelle intense. Composée la dernière année de sa vie, cette Messe des morts n’a cessé de nourrir supputations et fantasmes les plus fous. Épuisé, et dans le besoin financièrement, le compositeur aux abois avait reçu une commande d’un étrange messager lui commandant une Messe des morts. Mozart se jette de manière éperdue dans cette commande qui lui résiste et affaiblit encore plus son corps malade. Progressivement, cette écriture de l’œuvre qui sera l’une des dernières, et d’ailleurs demeurée inachevée, prend rapidement l’apparence de la mort elle-même qui attend le musicien. Véritable testament personnel, Mozart demeure persuadé qu’il compose cette messe pour ses propres obsèques…

Cette œuvre révèle l’appel d’une âme bouleversée et les tourments de celui qui a souvent erré en dehors de la lumière divine, pour laisser place au rayonnement de l’espérance et à un esprit pacifié, preuve s’il en était besoin de la force de la musique sacrée qui participe de manière lumineuse, même dans les instants les plus sombres, à la gloire de Dieu.




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