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Nice : il y a un an, trois catholiques étaient tués dans une attaque terroriste

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Les trois victimes de l'attentat dans la basilique de Nice

Diocèse de Nice / Olivier Huitel

Nadine, Simone et Vincent ont été sauvagement assassinés, à l'intérieur de la basilique Notre-Dame de l'Assomption, à Nice.

Agnès Pinard Legry - publié le 28/10/21 - mis à jour le 05/11/21

Il y a un an, le 29 octobre 2020, un terroriste tuait trois paroissiens, Nadine, Simone et Vincent, dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice. Une journée tragique qui a brutalement rappelé aux fidèles la force du témoignage.

Nadine, Simone et Vincent. Trois prénoms ordinaires qui pourtant, depuis un an maintenant, témoignent de l’extraordinaire. De l’Amour qui sculptaient leur vie. Leurs portraits, souriants et entourés de fleurs, sont toujours présents dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice. D’autres stigmates trahissent néanmoins encore le tragique événement qui s’est joué dans l’église ce jeudi 29 octobre 2020. Les portes de la sacristie sont enfoncées tandis que du sang se distingue encore sur l’un des piliers.

Nous voici tous appelés à être des martyrs, non par le sang mais par le témoignage.

En cette matinée du 29 octobre 2020, c’est au son du reconfinement annoncé la veille au soir par Emmanuel Macron pour endiguer la propagation du Covid-19 que les Français se sont réveillés. Pourtant, très rapidement, une autre actualité dramatique s’impose. Vers 9h, un homme armé d’un couteau pénètre dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice pour y commettre un attentat terroriste. En quelques minutes, il tue trois personnes : Nadine Devillers, 60 ans, quasiment décapitée découverte près du bénitier, le sacristain Vincent Loquès, 55 ans et père de deux enfants, qui venait d’ouvrir l’église pour les paroissiens, et Simone Barreto Silva, 44 ans et mère de trois enfants, venue également prier avant sa journée de travail. Elle succombe à ses blessures dans le café où elle s’était réfugiée. « Dites à mes enfants que je les aime », seront ses derniers mots. Prévenues rapidement, les forces de l’ordre neutralisent l’assaillant en quelques minutes.

À Paris, au même moment, l’émotion est intense. Après une minute de silence observée à l’Assemblée nationale en début de matinée, le Premier ministre Jean Castex, qui devait présenter le plan de reconfinement, quitte l’hémicycle pour se rendre place Beauvau. Tout s’enchaine très vite : mise en place d’une cellule de crise au ministère de l’Intérieur, ouverture d’une enquête par le parquet antiterroriste pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle. Très rapidement aussi, le président de la République annonce qu’il compte se rendre sur place dans la journée. Il emmène avec lui le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti et Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF).

À 15h ce jeudi 29 octobre, le glas des églises de France résonne à l’unisson. « Ces assassinats nous rappellent le martyre du père Jacques Hamel. À travers ces actes horribles, c’est tout notre pays qui est touché. Ce terrorisme vise à installer l’angoisse dans toute notre société. Il est urgent que cette gangrène soit stoppée comme il est urgent que nous retrouvions l’indispensable fraternité qui nous tiendra tous debout face à ces menaces », précisent les évêques de France pour encourager cette initiative. « Malgré la douleur qui les étreint, les catholiques refusent de céder à la peur et, avec toute la nation, veulent faire face à cette menace traître et aveugle ».

Trois jours après le drame, dimanche 1er novembre, dans une ambiance à la fois solennelle et recueillie, l’évêque de Nice Mgr André Marceau procède au rite pénitentiel de réparation de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, profanée par l’attaque terroriste, avant d’y célébrer la messe de la Toussaint. « Trois personnes ont été assassinées parce qu’elles pratiquaient paisiblement leur religion », a déclaré le Premier ministre, Jean Castex lors de l’hommage national le 7 novembre. « Les prières d’une mère de famille ne condamnent pas à mort. Des cierges allumés au petit matin ne condamnent pas à mort. L’humble travail d’un sacristain ne condamne pas à mort », martèle-t-il, faisant allusion aux raisons de la présence des trois victimes ce matin-là dans la basilique.

Les saints de la porte d’à côté

« Les visages des victimes de Nice n’étaient pas des caricatures mais des visages de l’amour qui sculptaient leur vie », a écrit Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, au moment du drame. « Ce sont les visages, les mots et les actes aimants librement qui construisent la paix d’une société. » « Nous voici tous appelés à être des martyrs, non par le sang mais par le témoignage (chacun sait que c’est la signification du mot martyre) de la foi, de l’espérance et de l’amour. Ne nous caricaturons pas les uns et les autres, même entre catholiques, par la sévérité de nos paroles et de nos jugements. Soyons, dans la simplicité, des compagnons inspirants pour nos voisins, dans la recherche de la sainteté. Sachons reconnaître, dans la lumière de la bienveillance à laquelle nous sommes appelés, « les saints de la porte d’à côté ».

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NiceTerrorisme
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