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Le Pape s’attriste que des peuples « fiers d’être chrétiens » songent à se faire la guerre

POPE-FRANCIS-ANGELUS

Antoine Mekary | ALETEIA

I.Media - published on 21/02/22 - updated on 21/02/22

"Comme il est triste que des peuples fiers d’être chrétiens voient les autres comme des ennemis et pensent à se faire la guerre", a déclaré le pape François lors de sa catéchèse prononcée à l’occasion de l’angélus dominical, le 20 février 2022. Le pontife n’a fait aucune référence explicite aux tensions entre l’Ukraine et la Russie – deux pays aux populations majoritairement chrétiennes -, ni dans sa catéchèse, ni dans ses appels.

Dans son enseignement prononcé depuis la fenêtre du Palais apostolique, le pape François s’est d’abord interrogé sur la capacité d’une personne à aimer ses ennemis, comme le Christ l’enseigne dans les Évangiles. « Si cela ne dépendait que de nous, ce serait impossible », a-t-il prévenu. Mais le chef de l’Église catholique a assuré que Dieu était « heureux » de donner le « pouvoir d’aimer ». Ce pouvoir n’est pas une chose, « mais l’Esprit saint », a-t-il insisté. « Avec l’Esprit de Jésus, nous pouvons répondre au mal par le bien, nous pouvons aimer ceux qui nous font du mal. C’est ce que font les chrétiens », s’est-il réjoui, avant de déplorer le fait que des peuples « fiers d’être chrétiens » pensent à se faire la guerre.

Contrairement aux semaines précédentes, le pape François n’a pas fait mention de la situation à l’Est de l’Europe, alors que les risques d’une guerre entre la Russie et l’Ukraine n’ont jamais été aussi importants. Lors de l’angélus du 23 janvier, le pape avait lancé un appel solennel à la paix en Ukraine et en Europe. Il avait déclaré le mercredi 26 janvier “Jour de prière pour la paix”.

Dans sa catéchèse, le pape François a aussi commenté l’appel de Jésus à « tendre l’autre joue » lorsqu’un ennemi nous frappe. Reprenant l’exemple de Jésus qui, lors de son procès, a reçu une gifle d’un garde, le Pape a souligné que le Christ avait alors répondu : « Si j’ai dit du mal, montre-moi où est le mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappez-vous ? ». En clair, « Jésus dénonce ce qui est injuste. Mais il le fait sans colère ni violence » afin d’étouffer « la haine et l’injustice, en essayant de récupérer le frère coupable ».

Dès lors, « la douceur de Jésus est une réponse plus forte que les coups qu’il a reçus », a confié le pontife. « Tendre l’autre joue n’est pas le repli du perdant, mais l’action de celui qui a une plus grande force intérieure » et qui n’est « pas dictée par le calcul, mais par l’amour ». Le Pape a finalement invité chacun à ne pas garder de rancœur et à prier pour une personne qui lui a fait du mal.

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