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Relation amoureuse : comment laisser de la place à l’autre ?

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Mathilde de Robien - publié le 01/05/22

Aimer n’est pas faire venir l’autre sur son territoire, ni même s’incruster dans le sien, mais c’est créer un territoire commun. C’est faire advenir, non sans parfois quelques difficultés et renoncements, le "nous".

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Paul et Sophie, trentenaires, envisagent de se marier. Ils possèdent tous deux un appartement : où donc vont-ils habiter une fois mariés ? Maxime vient de rencontrer Stéphanie, mais il est hors de question pour lui d’annuler ses soirées jeux vidéo entre copains. Carine a deux enfants d’une précédente union et entame une nouvelle relation avec Jacques. Quelle place lui donner par rapport à ses enfants ?

Un jeune couple est relativement souple, malléable. Il part de pas grand-chose et a tout à construire, il est donc relativement facile de faire de la place à l’autre. En revanche, plus l’âge avance, plus c’est difficile. Non seulement les habitudes sont bien ancrées, mais une grande partie de sa vie s’est construite sans l’autre : achat immobilier, enfants d’une précédente union, vie professionnelle… Or les conjoints, s’ils veulent vraiment « faire couple », ne peuvent pas évoluer chacun de leur côté, ni « absorber » l’autre.

Christophe de Vareilles, qui, avec Sandrine Chanfreau, animera la prochaine visioconférence organisée par Theotokos à ce sujet le dimanche 8 mai, voit deux risques de dérives dans les couples dont les conjoints sont déjà bien « installés » dans la vie : soit je protège mon territoire, sans laisser de place à l’autre, et ce dernier peut alors rapidement se lasser et tourner les talons, soit j’inclus, j’absorbe voire j’enferme l’autre dans mon territoire. Il s’agit là d’une attitude possessive qui conduit là aussi à un rejet de la part de celui qui est « absorbé ». C’est ce que Christophe et Sandrine, tous deux coachs et spécialistes des contes, illustreront avec pertinence dimanche prochain avec l’histoire de la Belle et la Bête. La Bête, tenant la Belle prisonnière dans son château et lui demandant tous les jours si elle veut l’épouser, lui impose son territoire et l’enferme dans ses projets. Ce qui est insupportable pour la Belle.

Au contraire, aimer invite à se demander comment se mettre au service de la liberté de l’autre. Aimer suppose d’accepter que l’autre ait ses propres désirs. C’est ce qui conduit finalement la Bête à laisser la Belle rejoindre sa famille. Un geste qui lui coûte, elle prend le risque de ne pas voir revenir la Belle. C’est une marque de confiance, qui s’avère bénéfique dans la mesure où la jeune femme revient, reconnaissante et désormais libre de l’aimer. Aimer, c’est donc laisser à l’autre cet espace de liberté.

1 + 1 = 3

Frédéric Fanget, psychiatre et psychothérapeute, illustre la relation de couple avec l’équation : 1 + 1 = 3. Toi, moi et le couple. Un mode à trois dimensions où chaque entité est importante. Le couple est une entité à part entière, à construire et dont il faut prendre soin, au même titre que « toi » et « moi ». Cette équation diffère du « mode indépendant » où 1 + 1 = 2 (les conjoints vivent chacun de leur côté), du « mode fusionnel » où 1 + 1 = 1 (mode passionnel qui nie les individualités), et du « mode destruction » : 1 + 1 = 0 (les conjoints se disputent au point de se détruire l’un l’autre).

Tout l’enjeu, pour le couple, consiste à trouver ce juste équilibre entre l’absorption de l’un par l’autre, et la totale indépendance. Cet équilibre se situe bien dans le « nous » : « Il ne s’agit pas de laisser à chacun son propre espace, mais de créer un troisième espace, celui du nous deux », souligne Christophe de Vareilles.

En partenariat avec Theotokos.

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Tags:
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