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Revue de presse : Le Portugal vers une légalisation de l’euthanasie ?

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Sodel Vladyslav I Shutterstock

Le palais de São Bento, à Lisbonne (Portugal), où siège l'Assemblée de la République.

La rédaction d'Aleteia - publié le 10/05/22 - mis à jour le 10/05/22

Chaque jour, Aleteia vous propose une sélection d'articles de la presse internationale concernant l'Église et les grands débats qui préoccupent les catholiques à travers le monde. Les opinions et les points de vue exprimés dans ces articles ne sont pas ceux de la rédaction.

Mardi 10 mai

1 – Le Portugal vers une légalisation de l’euthanasie ?
2 – François doit clarifier la position du Vatican sur l’Ukraine (Opinion)
3 – Le Chili envisage d’ouvrir une enquête sur les abus cléricaux
4 – Les progrès du Vatican en matière de sécurité financière
5 – Au Brésil, le phénomène des jeunes sans religion

1Le Portugal vers une légalisation de l’euthanasie ?

Après l’entrée en fonction de l’assemblée parlementaire issue des élections du 30 janvier dernier, l’inscription à l’agenda du Parlement pourtugais d’un nouveau projet de loi sur l’euthanasie semble de plus en plus probable. Après un premier rejet de justesse au Parlement en 2018, une loi favorable à l’euthanasie avait été votée en janvier 2021, mais le président de la République Marcelo Rebeso de Sousa avait envoyé le texte à la Cour constitutionnelle qui avait invalidé le texte en raison de la subjectivité de termes tels que « souffrance intolérable », « blessure permanente » et « maladie mortelle », censés justifier le recours à cette mesure. Une nouvelle version du projet de loi avait fait l’objet d’un veto du président, proche de l’Église catholique, qui s’oppose fermement à cette légalisation. Selon la bioéthicienne Ana Sofia Carvalho, la nouvelle formulation proposée dans la dernière mouture demeure “très étrange” et ne fait “qu’empirer les choses”. “Quand ils disent que cela ne s’applique qu’aux maladies graves, incurables et irréversibles qui entraînent une souffrance très intense, cela correspond à n’importe quel type de cancer », a-t-elle averti sur les ondes de la radio catholique Renascença. 

The Tablet, anglais

Deux mois après l’invasion de l’Ukraine, l’Église orthodoxe russe n’a pas manqué une seule occasion d’affirmer que le Vatican se tenait à ses côtés dans le cadre du conflit, constate le NCR. Les appels à la paix répétés par le pape François ont jusqu’à présent été interprétés par le Patriarcat de Moscou comme un soutien à la justification russe de la guerre, selon laquelle la paix dans le Donbass était menacée par les extrémistes ukrainiens et devait être rétablie par une opération militaire russe. Plusieurs évènements des derniers mois ont été utilisés par l’Église orthodoxe de Russie pour affirmer que le Saint-Siège se situait du côté des “envahisseurs”. Parmi elles, la visite du nonce papal en Russie et la rencontre en visioconférence entre François et Kirill. Il est vrai que certaines prises de parole du pape François portent à confusion, notamment lors de son interview accordée au Corriere della Sera où il se demande si “l’OTAN aboyant aux portes de la Russie” n’avait pas poussé Poutine à déclarer la guerre à l’Ukraine. Ajoutant ces mots lourds de sens : “En Ukraine, le conflit a été créé par d’autres”. Les chercheurs qui ont écrit cet article soutiennent qu’il ne suffit pas de s’engager pour la paix, et que le pape François doit indiquer clairement sa position vis-à-vis de la guerre afin d’éviter de faire le jeu de ceux qui la soutiennent.

NCR, anglais

3Le Chili envisage d’ouvrir une enquête sur les abus cléricaux

Après qu’un prêtre jésuite de renom – Felipe Berrios – vient d’être accusé d’avoir abusé sexuellement une adolescente au début des années 2000, le président chilien Gabriel Boric a annoncé qu’il envisageait d’ouvrir une enquête nationale sur l’Église catholique. Cette nouvelle accusation intervient alors que l’Église chilienne a déjà été fortement secouée ces dernières années par des révélations d’abus et de couvertures d’abus – le cas le plus tristement célèbre étant l’ex-prêtre Fernando Karadima. Dans un rapport publié en mai 2021, les jésuites du Chili ont reconnu que 64 personnes ont été victimes d’abus sexuels – dont 34 pendant leur enfance ou leur adolescence – de la part de 11 de ses clercs sur lesquels l’ordre a enquêté entre 2005 et 2020. Dans leur déclaration concernant les nouvelles plaintes, les jésuites ont souhaité un procès “rapide et transparent, mais particulièrement attentif à la victime ».

Crux, anglais

4Les progrès du Vatican en matière de sécurité financière reconnus par l’Europe

L’autorité anti-blanchiment de l’Union européenne, Moneyval, considère son rapport annuel sur le Vatican pourra désormais être soumis aux contrôles réguliers, saluant un volet de réformes récentes passées par le pape François. La vaticaniste Maria-Antonietta Calabro relève néanmoins que le risque d’abus du système interne par des « insiders » existe encore et que l’organisme considère que le Vatican n’est pas encore au point sur ce fait, faisant « une référence claire » à la procédure judiciaire en cours de l’affaire de l’immeuble de Londres. Le rapport souligne aussi une certaine « lenteur » ainsi qu’un « manque de ressources tant du système judiciaire que des services répressifs » qui ne disposent pas « d’enquêteurs financiers suffisamment qualifiés ». Cependant, les résultats des avancées sont jugés dans l’ensemble « encourageants ».

Just Out, italien

5Au Brésil, le phénomène des jeunes sans religion

« Je n’ai pas de religion, j’ai toujours été totalement fidèle à cela. Je crois en tout, d’abord en Jésus, le seul Dieu tout puissant. Je crois aussi aux entités, qui m’ont beaucoup aidé et qui m’aideront chaque fois qu’elles le pourront. Je crois aux énergies, à l’univers… » C’est ainsi que Mariana Oliveira Viana, 21 ans, résidente de Rio de Janeiro (Brésil), décrit ses croyances. Mariana fait partie des milliers de jeunes brésiliens qui se définissent comme « sans religion ». Selon les données 2022 de l’institut de sondage Datafolha, pour la tranche d’âge de 16 à 24 ans, les personnes qui ne s’identifient à aucune religion représentent 14% des personnes interrogées, contre 26% qui s’identifient comme évangéliques et 49% comme catholiques. À São Paulo et Rio de Janeiro, quelques-unes des plus grandes villes du pays, le groupe « sans religion » passe à environ 30% et 34% respectivement. BBC Brasil a également consulté trois spécialistes des sciences sociales pour expliquer ce que signifie être « sans religion » – qui n’est pas être sans foi ni spiritualité. Il s’agit principalement d’un phénomène urbain et de jeunesse, axé sur la prise de distance par rapport aux institutions religieuses et sur une conception plus fluide de la spiritualité, mêlant de nombreux éléments de croyance.

BBC Brasil, portugais  

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