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À Lyon, les évêques de France à l’écoute de l’Esprit saint

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Norbert Grisay / Hans Lucas - AFP

Mgr Alexandre Joly, évêques de Troyes.

Valdemar de Vaux - publié le 15/06/22 - mis à jour le 15/06/22

À la demande du pape François, le synode sur la synodalité qui aura lieu à Rome en octobre 2023 est précédé d’un processus à chaque échelon de la vie de l’Église. Ce mercredi 15 juin, les évêques de France ont fait un point d’étape avant de communiquer les contributions françaises à Rome.

L’assemblée plénière de la Conférence des évêques de France qui se finissait aujourd’hui, mercredi 15 juin était « extraordinaire ». D’abord parce qu’elle ne se réunit habituellement qu’après la Toussaint et avant les Rameaux. Mais pour évoquer le synode sur la synodalité, les évêques ont voulu y consacrer une journée et demie. Ensuite parce que, pour la première fois, les invités laïcs des évêques ont assisté à toutes les délibérations. Une manière de vivre concrètement ce que le mot « synode » signifie en grec : « marcher ensemble ». 

Depuis le mois d’octobre, le synode en est à sa première étape. Il s’agit de recueillir, dans tous les diocèses du monde, les contributions des fidèles dans les paroisses, les mouvements, les groupes, les communautés religieuses, pour que le plus grand nombre s’exprime sur les trois thèmes donnés par Rome : communion, participation et mission. 

Un compte-rendu détaillé

Ce travail étant terminé en France, chaque diocèse a désormais fait une synthèse des points saillants, sur le fond et la forme, relevés dans les rapports des groupes. Au niveau national, une équipe a ensuite, sous la houlette de Mgr Joly, évêque de Troyes, publié une « collecte » de toutes ces synthèses synodales le jeudi 9 juin. Le texte, qui se veut fidèle aux contributions diocésaines, laisse apparaître des désirs et des souffrances, notamment la volonté de remettre la Parole de Dieu au cœur de la vie chrétienne et le souci de beaucoup de femmes, investies dans l’Église mais qui ne s’estiment pas reconnues.

La collecte va être envoyée à Rome, comme la participation de l’Église qui est en France au chemin synodal universel voulu par le pape François. Mais les évêques ont voulu l’accompagner d’une lettre, écrite hier et aujourd’hui avec leurs invités. Non pas pour l’amender ou nier les questions qu’elle soulève, mais pour discerner, dans ce qui a été dit et vécu par 150.000 catholiques en France, quels signes l’Esprit saint donne à son Église aujourd’hui.

Des axes de travail prioritaires

Si la lettre note les limites de l’exercice, qui n’a mobilisé qu’à la marge les catholiques de moins de quarante ans qui sont pourtant l’avenir des diocèses, les évêques accueillent “avec gratitude” la collecte. Ils y lisent des motifs d’espérance, celle surtout de continuer à vivre dans l’Église cet esprit synodal. Les évêques notent aussi des perspectives comme autant d’ »axes de travail prioritaires »: sur le ministère des prêtres, la place des femmes ou les tensions autour de la liturgie. 

Reconnaissant que la mission, un des trois thèmes de travail, est peu présente dans les contributions, ils concluent en se réjouissant que la dimension fraternelle de l’Église ait été éprouvée et source de joie pour beaucoup. Puisque le synode sur la synodalité est loin d’être terminé, ils expriment enfin leur désir de « poursuivre ce chemin de conversion communautaire et personnelle » : « Une telle expérience dissipe les peurs qui éloignent des autres […]. Elle est source de joie : des chemins se sont ouverts en nos cœurs. » (Cf. Ps 83, 6)

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ÉvêqueFemmesjeunesSynode sur la synodalité
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