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Faustine, Thomas d’Aquin… quelles relations avaient les grands saints avec leur ange gardien

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Marzena Devoud - publié le 04/07/22

Qui sont vraiment les anges gardiens ? Des compagnons, des guides ou plutôt des amis fidèles ? Et comment agissent-ils concrètement dans la vie des êtres humains ? Découvrez les confidences de quelques grands saints sur leur relation très particulière avec leur ange gardien.

Certains saints ont une relation aussi particulière que mystérieuse, parfois, avec leur ange gardien. Qui est-il vraiment ? Un compagnon, un guide de prière, un maître ? Et comment intervient-il dans la vie de ceux qui aspiraient à une vie de sainteté ? Pour le cardinal Newman, figure majeure de l’Église d’Angleterre canonisé en 2019, son ange gardien était un véritable ami. Mieux, son plus vieil ami… Ce théologien, philosophe et poète a écrit plusieurs textes consacrés au monde invisible et à ses anges. Un monde qui, « en dépit du monde universel que nous voyons s’étend tout autour de nous, quoique nous ne le voyons pas, et qui est plus étonnant que le monde que nous voyons. Et dans ce monde invisible, il y a d’innombrables personnes qui vont et viennent, veillent, agissent ou attendent, et que nous ne voyons pas ». Au milieu d’eux, il y a les anges gardiens. Ils ont beau être grands, glorieux, purs et merveilleux, ils n’en sont pas moins « les compagnons qui nous servent, qui travaillent en notre faveur, qui veillent sur les plus humbles d’entre nous et les défendent » expliquait le cardinal dans un de ses sermons en pensant certainement à son propre ange gardien.

Parmi ses textes de poésie et de prose, Newman a écrit Mon plus vieil ami, un magnifique poème-prière adressé à son ange gardien. Le titre résonne particulièrement : tout au long de sa vie, le cardinal avait un véritable talent pour cultiver l’art de l’amitié… y compris avec son ange gardien ! Dès les premiers mots de son poème, il s’adresse tout simplement à son vieil ami :

« Mon plus vieil ami, ami depuis
mon premier souffle de vie ;
Mon ami fidèle, tu le seras,
sans trahir, jusqu’à ma mort.

(…)

Nul saint patron, ni l’amour de Marie,
Le plus cher, le meilleur,
Ne me connais, moi, comme tu me connais,
Et m’a béni, comme tu m’as béni. »

Un ami visible

Ami très fidèle, son ange gardien ne la laissait jamais seule. Il marchait à côté d’elle, il la protégeait en toutes circonstances, il la défendait de toutes sortes de dangers… Sainte Faustine, cette religieuse polonaise que l’on a nommée l’apôtre de la miséricorde divine, en était persuadée : son ange gardien, un ami fidèle, l’accompagnait de façon invisible et… visible tout au long de sa vie. De façon visible ? Oui, d’ailleurs, elle dialoguait avec lui constamment comme ce jour, décrit dans son Petit Journal (490) lors d’un voyage en train. Faustine le voit à côté d’elle en train de prier et de contempler Dieu. Rien d’extraordinaire : elle raconte qu’il lui apparaît souvent, même dans les circonstances les plus ordinaires, jusqu’à la cuisine et le jardin.

Si l’ange gardien de sainte Faustine ne prenait pas de décision à sa place, il l’encourageait dans ses efforts, il la réconfortait dans ses inquiétudes et il la protégeait des dangers.

Un signe clair à quel point Dieu, à travers son ange gardien, est proche de sa vie quotidienne. Et encore un autre jour, c’est un jeudi : alors qu’elle célèbre l’heure sainte, Faustine ressent un malaise. Cependant, elle fait l’effort immense de continuer à prier. C’est seulement en retournant à sa cellule que Faustine comprend qu’elle vit une attaque du diable. Effrayée, elle demande de l’aide à son ange gardien. Comme elle le décrit dans ses notes, celui-ci lui apparaît et dit en la raccompagnant : « N’ayez pas peur, épouse de mon Seigneur bien-aimé. Ces esprits ne vous feront aucun mal sans Sa permission » (Petit Journal, 419).

Si l’ange gardien de la religieuse ne prenait pas de décision à sa place, il l’encourageait dans ses efforts, il la réconfortait dans ses inquiétudes et il la protégeait des dangers. En lisant le journal de la mystique, on s’aperçoit que toute sa vie, son ange gardien était un fidèle ami, parfois bien visible…

Un tuteur personnel

Quant à saint Thomas d’Aquin, un dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique, il décrivait son ange gardien comme un tuteur personnel. Celui que l’on appelle le « docteur angélique » car il a laissé une pensée théologique lumineuse sur les anges (d’ailleurs nombreux sont ceux qui prétendent qu’il leur ressemblait !) a écrit dans sa Somme théologique que lorsqu’une personne naît, on lui attribue un tuteur. Ainsi, chacun a son propre ange gardien. Selon le dominicain, sur le chemin vers la « patrie céleste » l’homme est menacé par de nombreux dangers qui viennent « de l’intérieur comme de l’extérieur ». Pour y faire face, chacun a besoin d’une protection spéciale. Aussi, tant qu’il pèlerine sur ce chemin terrestre, l’homme se voit attribuer un gardien spécial, « son ange gardien ». Saint Thomas d’Aquin en est convaincu : à la différence de l’homme son ange gardien participe déjà à la même éternité que Dieu.

Selon saint Louis de Gonzague, si une âme est envoyée au purgatoire, son ange gardien lui rend souvent visite pour l’élever en lui offrant ses prières et en l’assurant de sa libération future.

Comme l’enseigne saint Louis de Gonzague dans ses Méditations sur les saints anges, au moment où l’âme quitte le corps, elle est réconfortée par son ange gardien afin qu’elle puisse se présenter avec confiance au jugement de Dieu. Selon la vision du saint, l’ange montre les mérites du Christ, afin que l’âme puisse s’appuyer sur eux au moment de son jugement. Et si une âme est envoyée au purgatoire, son ange gardien lui rend souvent visite pour l’élever en lui offrant ses prières et en l’assurant de sa libération future. La mission de l’ange gardien se poursuit alors jusqu’à ce que l’âme soit réunie avec Dieu.

Invisible mais bien réel

Il n’est donc pas vrai que l’homme est abandonné à sa solitude, affirment les grands saints. Le monde invisible est réel, une armée de créatures célestes veillent sur l’homme, avec l’aide particulière, inlassable et discrète de son ange gardien à chaque instant. Communier avec ces esprits célestes est une grâce. Les avoir comme amis fidèles, tuteurs personnels, guides de prière et confidents de l’action de Dieu, est merveilleux. « Que la dévotion aux saints anges nous accompagne donc toujours ! Durant notre pèlerinage terrestre, combien de risques n’avons-nous pas à affronter soit de la part des éléments de la nature en révolution soit de la colère des hommes enfoncés dans le mal ! Eh bien, notre ange gardien est toujours présent. Ne l’oublions jamais, invoquons-le toujours ! », rappelait Jean XXIII le 2 octobre 1960, à l’occasion de la fête des saints anges gardiens, un pape bien connu pour l’attention particulière qu’il portait aux anges gardiens.

Découvrez aussi les douze pensées des grands saints sur les anges gardiens :

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