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« Univers sexiste, homophobe, autoritaire » : Stanislas répond aux attaques de Médiapart

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Capture I Google street view

Collège Stanislas, rue Notre-Dame des Champs.

Valdemar de Vaux - publié le 05/07/22 - mis à jour le 06/07/22

Visé par un article du journal Médiapart, le collège Stanislas, établissement catholique parisien, dénonce de fausses accusations et réaffirme ses choix éducatifs et son caractère catholique garanti par la loi.

Le 28 juin, Médiapart publiait une article intitulé « L’univers sexiste, homophobe et autoritaire de Stanislas ». Le journal fondé par Edwy Plenel, qui défend par ailleurs la suppression de l’enseignement sous contrat, y décrit, sur la base d’une quinzaine de témoignages, un système déviant. Une forme de séparatisme qui n’intéresserait pas les autorités mais serait aussi dangereux que les autres.

Une quinzaine de témoignages reçus pour quelque mille élèves qui partent chaque année de l’établissement, le bac ou une grande école en poche, c’est peu. Pour autant, la direction ne nie pas que certaines choses soient ou aient été à réformer. Dans un communiqué répondant aux accusations, Frédéric Gautier, le directeur, explique : « Stanislas est vigoureusement attaché à un effort constant de lutte contre des pratiques éducatives qui sur la forme et le fond seraient une atteinte à la dignité des personnes et contraires à l’Évangile. »

De « fortes convictions éducatives »

À propos des documents présentés dans l’enquête, celui qui est à la tête de l’établissement depuis septembre 2015 explique qu’ils ne sont plus utilisés. Ils étaient pour Médiapart la preuve que Stanislas transmet des valeurs contraires à celles de la République en mettant en avant la masculinité jusqu’à la misogynie et en opprimant les élèves dissidents. Pourtant, comme tous les établissements scolaires, l’école n’est pas exempte des visites des Inspecteurs de l’Éducation nationale qui viennent tous les ans et « attestent de la conformité de nos enseignements aux obligations contractuelles ».

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Pavillon de direction.

Comme collège catholique, Stanislas est en effet sous contrat avec l’État depuis la loi Debré de 1959. Celle-ci garantit un caractère propre, et de « fortes convictions éducatives » qui sont la marque de l’établissement et lui valent une certaine reconnaissance. Le directeur n’hésite pas à réaffirmer « l’attachement indéfectible à tout l’enseignement de l’Église catholique, même sur les questions qui peuvent susciter l’incompréhension d’une partie de nos contemporains ». Et, notamment, de Médiapart, qui n’est pas connu pour sa connivence avec l’anthropologie chrétienne.

Se sachant fort de la confiance des « autorités publiques et ecclésiales », des « professeurs et cadres » et des « familles qui choisissent [Stanislas] librement », Frédéric Gautier défend les « traditions éducatives » d’une école riche d’une expérience qui court depuis 1804 : « Le sens de la dignité de la tenue, qui exprime la conscience que l’on a de la dignité du lieu qu’est une école et de sa finalité, la proposition faite au collège de classes de filles, de garçons ou mixtes pour permettre leur meilleure croissance dans une grande liberté, l’importance de la discipline collective et du rythme de travail sont autant de points d’ancrage que Stanislas assume et continuera d’assumer avec conviction et avec force. » Envers et contre tous ceux qui pensent ce système oppressif et dépassé, éloigné des besoins de la jeunesse d’aujourd’hui et en sécession vis-à-vis de la société. Lesquels suscitent « émoi médiatique et réactions indignées, parfois savamment préparées et entretenues. »

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