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Assassiné par un sans-abri, le père Roberto a rayonné jusqu’au bout

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Basilica Cattedrale di Como

Gelsomino Del Guercio - Agnès Pinard Legry - publié le 05/02/23

Poignardé à mort en septembre 2020 par un sans-abri dans le diocèse de Côme (Italie), le père Roberto Malgesini n’a cessé de mettre ses pas dans ceux du Christ tout au long de sa vie, comme le soulignent de nombreux témoignages inédits.

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Le 15 septembre 2020, peu après 7 heures du matin, un prêtre de 51 ans, don Roberto Malgesini, a été poignardé à mort de plusieurs coups de couteau sur la place San Rocco de Côme, en Italie. Arrivée sur place, l’équipe de l’assistance médicale n’a pu que constater son décès. L’auteur présumé des coups de couteau, un sans-abri que le prêtre connaissait personnellement, s’est lui-même constitué prisonnier une heure plus tard. Un tragique événement qui, deux ans après, est encore dans toutes les mémoires. Mais c’est aussi le souvenir d’un homme lumineux qui reste dans les esprits, comme le montrent des témoignages récoltés récemment. Ces derniers mettent en lumière le dévouement du père Roberto Malgesini auprès des plus fragiles.

Pour Zef Karaci, le père Roberto Malgesini a été comme un père pour lui pendant son emprisonnement, lui donnant des conseils spirituels et rendant son temps derrière les barreaux plus supportable. Dans un livre sorti récemment en Italie, il a décidé de partager des anecdotes sur son ami « Père Roby », comme il l’appelait affectueusement. Originaire d’Albanie, Zef a été emprisonné à Côme à l’âge de 22 ans. Dans son livre, il raconte la dernière fois qu’il a vu le père Roberto, deux jours avant le meurtre. 

Le père Roberto Malgesini y remplaçait l’aumônier de la prison pour la célébration de la messe. « Je me souviens qu’en le saluant le matin, il m’a demandé d’organiser les lectures de la messe : première lecture, psaume, deuxième lecture et prière des fidèles. J’ai immédiatement trouvé quatre gars et j’ai aussi organisé les chants pour la liturgie », détaille-t-il. « Avant de commencer, pendant que nous attendions que les hommes de toutes les sections de la prison descendent à l’église, j’ai commencé à plaisanter, comme le père Roby et moi avions l’habitude de le faire. » Zef lui demande alors comment il va. Et le « père Roby » de répondre, « avec la tranquillité et l’humilité qui le caractérisait » : « Zef, je suis heureux et je suis très proche de Dieu ».

Le père Roberto était un prêtre pour tous. Il a vécu l’Évangile avec simplicité dans la grandeur du don de la miséricorde.

Aumônier de la prison de Côme de 2004 à 2007, le père Giovanni Milani, a également partagé son témoignage. « Pendant dix ans, le père Roberto m’a aidé à être un instrument de tendresse et à apporter lumière et espérance à la prison, tous les mercredis et vendredis », explique le père Giovanni. « Il était également présent à des moments importants comme Noël et Pâques, se préparant à passer du temps derrière les barreaux pour rencontrer, parler et rencontrer les prisonniers et leur témoigner de la miséricorde. Il m’a été d’une grande aide et je peux affirmer que son regard a traversé les barreaux des cellules pour entrer dans le cœur des gens ». Et de conclure : « Le père Roberto était un prêtre pour tous. Il a vécu l’Évangile avec simplicité dans la grandeur du don de la miséricorde ».

« Il est entré dans l’enceinte de la prison », raconte encore le père Giovanni, « de l’autre côté des barreaux de chaque cellule, là où les prières semblent muettes et inaudibles : c’est là qu’il a permis aux prisonniers d’éprouver la tendresse de Dieu. »

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