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Saint Joseph trait d’union entre deux papes

saint Joseph – le charpentier

© DR

Saint Joseph "artisan" et "patron de l'Eglise unniverselle"

Guillaume de Tanoüarn - MetaBlog - publié le 29/06/13

Un acte « conservateur révolutionnaire » voulu par Benoît, appliqué par François : l’introduction du nom de saint Joseph dans la prière eucharistique.

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Le 19 juin dernier, le Saint-Siège annonçait le décret « Paternas vices » approuvé par le pape François qui reconnaît à saint Joseph le droit de figurer dans les prières eucharistiques II, III et IV pour les célébrations de la messe selon la forme ordinaire du rite romain « …juste après le nom de la bienheureuse Marie toujours Vierge » (cf. Aleteia 22 juin 2013)

Le Vatican précisait à cette occasion que cette décision fait suite à une décision mûrie par le prédécesseur du pape François, le pape émérite Benoît XVI.

Dans un  commentaire de cette réforme, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, théologien et philosophe, membre de l’Institut du Bon-Pasteur (IBP) et directeur du Centre Saint-Paul, se plaît à souligner cette «  continuité entre François et Benoît XVI ». Si la décision a été annoncée le 19 mai, l’abbé de Tanoüarn relève qu’elle est néanmoins datée du 1 mai,  fête de « saint Joseph artisan », et que c’est un 19 mars, solennité de saint Joseph « patron de l’Eglise universelle » que le pape François a été intronisé. Donc, pour lui, ce sont les deux fêtes de saint Joseph qui se trouvent honorées dans cette décision du 19 juin.

 Pour lui, le lien de continuité est évident,  et il y voit « un subtil moyen de célébrer Vatican II ».

Il invite à comprendre le sens de cette décision et les visées de cette première réforme, en partant de saint Joseph lui-même :

Extraits de son article lu sur le site MetaBlog :

« Qui est saint Joseph ? J’en ai parlé déjà sur ce Blog le 19 mars 2011. Le pape François le définissait le 19 mars dernier comme « le gardien » : gardien de la Vierge, gardien de l’enfant, gardien de la famille du Christ qui est l’Eglise. Saint Joseph est le conservateur par excellence. Comme tous les conservateurs, il n’invente rien, il ne crée ou ne procrée rien. Mais il veille. Et lorsqu’il faut partir en pleine nuit pour fuir le pouvoir totalitaire d’Hérode, c’est lui qu’on réveille. Il me semble que notre pape s’identifierait assez bien à ce saint conservateur. On peut dire de lui qu’il veille. C’est un veilleur au chevet de l’Eglise vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Par ailleurs, il n’a pas la prétention de déclencher une nouvelle Pentecôte à lui tout seul, comme tel de ses prédécesseurs. Il s’attache à faire au mieux avec ce que le Seigneur lui a confié. Et comme il est un peu machiavélien (selon les dires d’un ancien ambassadeur d’Argentine), il s’attache à passer pour tout sauf conservateur, alors que c’est ce qu’il est.

Pour le coup, je sens que certains d’entre vous sont déjà en train de fourbir leurs armes dialectiques pour m’estourbir. Attention à ce que l’on nomme « conservateur ». Tout dépend de ce que l’on conserve. Lui conserve « le dépôt » comme dit saint Paul à Timothée. Il conserve ce qu’il a reçu du Seigneur, la grâce, sa vérité surnaturelle et les sacrements qui en sont les signes efficaces. Il ne conserve ni des fanfreluches vénérables, ni un mode de vie papal qui a ses rites inévitables. Ce qu’il conserve, par profession et par mission, c’est ce qui nous fait vivre – l’Evangile de la vie. Son conservatisme est révolutionnaire (ainsi qu’il l’a fait remarquer récemment, nous l’avons souligné ici). (…)

Mais revenons au sens de cette réforme : ce petit ajout est une nouvelle manière d’affirmer dans la liturgie l’importance du culte des saints (dans le rite vénérable que je célèbre on a plein de copains célestes, avec deux listes d’apôtres et de martyrs : ça crée des liens de les appeler par leur nom chaque jour).

C’est aussi une manière, en nos temps tourneboulés, de rappeler l’importance de la famille et le fait que la famille ne repose pas seulement sur la sexualité ; c’est pour cela que l’on rappelle que Joseph est « l’époux de Marie ».

C’est aussi et surtout une manière de rapprocher les deux formes du rite romain, dont on peut espérer qu’un jour – point trop éloigné – elles ne fassent plus qu’une. L’idée de « réforme de la réforme » tend vers cet idéal…

(…) Il me semble que ce petit ajout de saint Joseph pourrait signifier le début d’une réforme de la réforme, comme il a signalé le début de la réforme liturgique lorsque Jean XXIII l’a ajouté au Canon en 1962. Jean XXIII avait osé toucher au Canon, on pouvait donc en changer, pensa-t-on à l’époque. Eh bien notre pape conservateur révolutionnaire a osé toucher aux nouveaux canons, en laissant intact l’ancien dont ils sont rapprochés. M’est avis que l’on n’a pas fini de toucher au Nouvel Ordo Missae : non pas pour le déprécier mais pour mieux l’apprécier dans ce que le pape Benoît XVI appelait la « continuité » de l’histoire liturgique de l’Eglise. .. »




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ÉglisePape Benoît XVIPape FrançoisSaint Joseph
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