Aleteia logoAleteia logoAleteia
Vendredi 26 avril |
Aleteia logo
Tribunes
separateurCreated with Sketch.

L’homme mort est-il un être vivant comme les autres ?

pierre tombale

vyasphoto - shutterstock

Christine Pellen - Gènéthique - publié le 22/10/20

L’urgence écologique s’étend partout, jusque dans la mort de l’homme qui devient aussi un enjeu. Au risque d’en oublier sa dignité propre.

Réjouissez-vous ! L’article que vous allez lire est entièrement gratuit. Pour qu’il le demeure et soit accessible au plus grand nombre, soutenez Aleteia !

Je fais un don*

*avec réduction fiscale

Sébastien est en fin de vie. Dans ses dernières volontés, il exprime vouloir avoir être enterré avec « le moins d’impact négatif possible sur l’environnement et respecter la vie ». Il souhaite « en mourant, régénér[er] le vivant ». À Niort, le nouveau cimetière de Souché se veut écologique en supprimant les fleurs artificielles, les pierres tombales en marbre et les caveaux en béton. Dans ce cimetière qui se conçoit comme une référence, tout est repensé « pour réduire au maximum l’empreinte écologique de l’inhumation » comme le souligne la municipalité. Jusque dans la mort, l’empreinte carbone devient un critère de citoyenneté.

Jusque dans la mort, l’empreinte carbone devient un critère de citoyenneté.

Mais Sébastien voudrait aller plus loin et recourir à l’« humusation », il veut faire « don de son corps à la terre » en ayant recours à une sorte de « compostage humain ». Si la pratique est interdite en France à ce jour, elle est possible aux États-Unis. L’État de Washington est devenu le premier État à autoriser ce type de « sépulture ». Une pratique qui considère le corps « comme un produit écologique, un nutriment, une ressource », selon Philip Olson, professeur à Virginia Tech et spécialiste des pratiques funéraires.

Une écologie inhumaine ?

L’homme peut-il se réduire à si peu ? N’est-il pas un produit pas toujours bio car parfois issu de l’industrie de la procréation, une empreinte carbone à minimiser pour le bien de la planète, une étape dans le cycle de la vie ? Ou bien occupe-t-il une place à part parmi les êtres vivants ? Une place qui lui confère sa dignité, mais aussi sa très grande responsabilité vis-à-vis de la nature ? Aristote qui conférait un principe d’animation au vivant, parlait de hiérarchie des espèces. Des mots qui font sursauter aujourd’hui. Quand le changement climatique inspire une préoccupation bien légitime, et dans un contexte de crise sanitaire internationale où l’animal et l’homme sont mis en cause, il est temps de prendre conscience que la protection de la nature ne se fera pas sans l’homme. Ni contre lui. 




Lire aussi :
Comment l’Église précède le mouvement écologique

Pour aller plus loin : www.genethique.org

logo genethique

Tags:
CimetièreÉcologieMort
Soutenez l’aventure missionnaire qu’est Aleteia !

Vous n’avez jamais fait un don à Aleteia ?  De grâce, faites-le, maintenant.
Aleteia se doit d’être gratuit : les missionnaires ne font pas payer l’évangélisation qu’ils apportent. Grâce à cette gratuité, chaque mois 10 à 20 millions d’hommes et de femmes - majoritairement des jeunes -, visitent la cathédrale virtuelle qu’est Aleteia. Mais vous le savez, si l’entrée de nos églises n’est pas payante, c’est parce que les fidèles y donnent à la quête.

Vous aimez Aleteia ? Vous voulez être de l’aventure missionnaire qu’est Aleteia ?

Alors, sans attendre, aujourd’hui même, donnez !

*avec déduction fiscale
FR_Donation_banner.gif
Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement