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Du maquis à la Légion d’honneur, l’itinéraire hors norme du père Lambert

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Michel Destombes

Le père Pierre Lambert en 2016.

Domitille Farret d'Astiès - publié le 03/03/21

Ancien résistant et maquisard, le père Pierre Lambert, 96 ans, a consacré sa vie à Dieu, à son pays et à la jeunesse. Il est décoré de la Légion d'honneur à Valence (Drôme) ce jeudi 4 mars.

Résistant, maquisard, prêtre, cycliste, skieur, décoré de la médaille de la Jeunesse et des Sports et bientôt de celle de la Légion d’honneur… Sacrée figure que le père Pierre Lambert, 96 ans, qui semble avoir vécu non pas une mais mille vies. Ce jeudi 4 mars, ce prêtre du diocèse de Valence va recevoir la Légion d’honneur des mains de Geneviève Darrieussecq, ministre de la Mémoire et des Anciens combattants. En effet, il a été résistant dès ses 18 ans avant de rejoindre le maquis l’année suivante. « Je n’avais pas l’âge du STO (Service du travail obligatoire, ndlr), j’étais libre. J’étais jeune et je passais partout donc on m’a confié des tas de missions dangereuses », explique-t-il à Aleteia. « J’ai passé toute mon adolescence sous l’Occupation et je n’avais qu’une envie, c’était d’aider les Allemands à rentrer chez eux ! Pour cela, il n’y avait qu’une solution, c’était d’entrer dans la Résistance. Je voulais aider la France à se sortir de l’ornière ».

Missions de sabotage et d’approvisionnement, convoyage de maquisards, réception de parachutages et de carburant, surveillance, renseignements… Le jeune homme multiplie les missions à haut risque. Il combat dans le Vercors, la Maurienne et en Ubaye, protégeant l’accès du Vercors par le col de Tourniol et participant entre autres à la libération de de Valence aux côtés du 2e bataillon d’infanterie de la Drôme.

Ma vocation m’a été confirmée par mon vécu pendant la guerre. Mes camarades pensaient surtout aux filles et à se saouler et ils avaient besoin qu’on les aide à regarder un peu plus haut, vers le Ciel.

À 21 ans, le maquisard entre au séminaire. Le désir de devenir prêtre l’habite depuis l’enfance et il lui est confirmé pendant ses années de combat. « Mes camarades m’appelaient “l’élastique”, pour dire l’ecclésiastique” », souligne-t-il amusé. « Ma vocation m’a été confirmée par mon vécu pendant la guerre. Mes camarades pensaient surtout aux filles et à se saouler et ils avaient besoin qu’on les aide à regarder un peu plus haut, vers le Ciel », note-t-il sans ambages.

Un prêtre au service de la jeunesse

Ordonné prêtre à 26 ans, il s’engage auprès des jeunes, devenant entre autres aumônier de la JAC (Jeunesse Agricole Chrétienne). L’apostolat de ce prêtre passionné de sport est à son image. Il organise régulièrement des sorties à ski pour les adolescents et leur transmet la joie de la glisse. Certains deviendront moniteurs, directeurs de station voire champion olympique, à l’instar de Perrine Pelene, triple médaillée aux Jeux olympiques d’hiver. À Montélimar, il apprend aux enfants des Cœurs Vaillants – un mouvement de jeunesse catholique populaire – à patiner. Pour lui, le sport est une véritable école de vie. « C’est capital ! », s’exclame-t-il. « Les adolescents ont besoin de faire du sport pour devenir des hommes ».

À la retraite depuis 2003, le prêtre-maquisard fêtera cette année ses 70 ans de sacerdoce. Fort de ses années de vie d’une incommensurable richesse, il souffle à Aleteia ce message destiné aux jeunes d’aujourd’hui : « Qu’ils servent leur patrie, surtout quand elle est en difficulté. Qu’ils soient fiers de leur pays. La France a vécu tellement de choses… ».


Adolf Hitler wychodzi z kościoła

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