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Street-art : il enchante les églises par ses collages monumentaux

Julien de Casabianca

© Julien de Casabianca

Marie-Cléophas sur l'église de Luri en Corse.

Caroline Becker - publié le 09/06/21

Street artiste de talent, Julien de Casabianca réalise des collages monumentaux sur les façades de monuments, notamment les églises. Et le résultat est époustouflant !

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À contre-courant de nombreux street-artistes, Julien de Casabianca ne peint pas, il colle ! Et ses collages, d’une grande beauté, ne passent pas inaperçus. Inspiré par la peinture classique, l’artiste puise dans ces chefs-d’œuvre des figures qui l’animent. Comme celle de Marie-Cléophas, l’une des saintes femmes présentes durant la crucifixion du Christ, représentée par Rogier van der Weyden dans une toile sublime où l’on voit la jeune femme éplorée à la vue du Christ mort. Personnage secondaire de la toile, Julien de Casabianca a décidé de la mettre en valeur sur l’église de Luri, en Corse. En pendant, sur le mur de la confrérie située en face de l’église, il a représenté une Vierge Marie présentant son cœur flamboyant. La reproduction d’une modeste peinture XIXe trouvée dans un coin de l’église de Luri et que l’artiste a voulu sortir des murs.  

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Sacré Coeur de Marie à Luri.

Ces collages, impressionnants et éphémères, ont été réalisés dans le cadre du Festival Popularte qui propose, pour la deuxième année consécutive, d’amener l’art dans l’espace rural corse pour inviter les habitants des petits villages à redécouvrir leur patrimoine. L’année dernière, l’artiste avait déjà collé le visage de sainte Élisabeth sur la façade de l’église de Lozzi.

En parallèle du Festival corse, Julien de Casabianca entreprend d’autres collages pour plusieurs églises. Il a ainsi déjà exercé son talent sur la grande pro-cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Calvi il y a trois ans. Sensible à la puissance spirituelle des églises, il aime particulièrement travailler sur celles-ci. « J’ai besoin que le bâtiment avec lequel je travaille ait une véritable force. Les églises sont puissantes par nature, elles y expriment la foi des fidèles », confie-t-il à Aleteia. 

Julien de Casabianca
Eglise de Calvi.

Après avoir sélectionné avec soin les personnages qu’ils désirent sortir de leur cadre d’origine, il détoure son image, l’imprime en version XXL et la coupe en tranche, tel un papier peint. À l’aide d’une colle spéciale — dont il garde les secrets de fabrication — il applique son image monumentale en faisant attention à épouser les formes de l’église. « Le mur est mon nouveau décor. Chaque moulure, chaque détail, est pris en compte dans le processus de création », explique-t-il. « Quand je colle sur des églises, je prends toujours des personnages de la Bible pour garder un sens. » Attaché à révéler le patrimoine local, il va généralement chercher, s’il le peut, ses personnages dans les collections des musées proches de l’église choisie. 

Et que les amoureux des vieilles pierres se rassurent, sa colle est inoffensive ! « Les bâtiments de France ont bien évidemment donné leur accord. Les curés sont également consultés », assure-t-il, et « généralement très heureux de voir leur patrimoine mis en valeur ». Ce street-art, si contemporain soit-il, n’est d’ailleurs pas sans rappeler la tradition des églises peintes. « Voir les églises entièrement nues est quelque chose d’assez récent », souligne l’artiste. Par son art, Julien de Casabianca espère ainsi inviter les habitants à porter leur regard vers l’église. 

Tags:
ArtscorseStreet art
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