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Peut-on refuser d’être parrain ou marraine ?

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Pascal Deloche

Mathilde de Robien - publié le 09/09/21

S’il est tout à fait possible de refuser d’être parrain ou marraine, les raisons invoquées sont-elles bonnes ? Quels sont les freins ? Sont-ils surmontables ?

Si habituellement être choisi comme parrain ou marraine est source de joie, signe de la confiance des parents et promesse d’une belle relation avec son filleul, il arrive aussi que diverses raisons poussent à dire non. Il est important de prendre le temps de discerner et de rester libre dans sa décision, d’autant plus qu’elle engage pour de nombreuses années. L’idée ici est de rassurer de potentiels futurs parrains ou marraines. Etre parrain, marraine, ce n’est pas être un saint confit en dévotion, et encore moins un père Noël. C’est prier pour son filleul, l’aider à découvrir Dieu et avoir de petites attentions de temps en temps. Un programme tout à fait accessible au commun des mortels.

1J’habite vraiment trop loin pour créer un lien !

Certes, il n’est pas évident de créer un lien d’affection et de confiance lorsque des kilomètres séparent parrain (marraine) et filleul(e). Mais ce n’est pas impossible. Cela demande plus d’organisation que lorsqu’on habite la même ville dans la mesure où il faut prendre son téléphone pour créer des rencontres, mais rien d’insurmontable à cela. Et puis être parrain ou marraine ne signifie pas être présent à tous les galas de danse ou tous les matchs de foot de l’année. (Soyons honnêtes, il y a tout de même trois rendez-vous à ne pas manquer : sa première communion, sa profession de foi et sa confirmation !) Lorsqu’il est compliqué de se voir, mais que le lien spirituel est bien présent, les jours de rencontre prennent alors l’allure de vrais jours de fête.

Quel lien spirituel ? Une des missions premières d’un parrain ou d’une marraine, c’est de prier pour son filleul. La distance géographique n’est pas un obstacle à la prière ! Et puis, nul ne peut deviner l’avenir. Certains témoignent de beaux rapprochements entre parrain (marraine) et filleul quand ce dernier grandit, voire même prend son envol. Aujourd’hui, vous habitez peut-être à des kilomètres de votre potentiel filleul, mais dans quelques années, il sera peut-être votre voisin de palier, qui sait ? Et enfin, si ce qui vous freine est de ne pas pouvoir assister, pour de bonnes raisons, au baptême de votre filleul, sachez que vous pouvez donner procuration à une personne sur place, sans pour autant vous démettre de votre rôle de parrain ou de marraine.

2Je ne suis pas si proche que cela de ses parents.

Vous ne vous sentez pas très proches, mais les parents de votre potentiel filleul se sentent peut-être proches de vous ! Ou en tout cas ils comptent sur vous. Voire même ils ne connaissent que vous, car vous êtes baptisé et confirmé, dans leur entourage, pour remplir ce rôle de parrain ou de marraine. Mais tout bien réfléchi, parrainer n’exige pas d’être proche des parents… mais plutôt de l’enfant. Et cela dépend beaucoup de vous.

3J’ai déjà quatre filleuls !

Quelle belle famille spirituelle vous avez là ! Mais quatre ou cinq, est-ce que cela change vraiment ? Si effectivement la charge mentale augmente avec le nombre de filleuls (penser à l’anniversaire, penser au cadeau de Noël, penser à organiser une visite…), parrainer un nouvel enfant est aussi une manière d’agrandir son cœur et de multiplier les canaux par lesquels vous transmettez votre amour. Et si vraiment vos filleuls dépassent les doigts d’une main, voyez large et organisez-vous : enregistrez des alarmes sur votre téléphone aux dates d’anniversaire, anticipez les achats de cadeaux (ou bien achetez en gros quand vous passez dans une boutique d’abbaye ou une librairie religieuse), organisez une grande rencontre où vous rassemblez tous vos filleuls (au lieu de multiplier les petites visites), promesse d’une journée ou d’une soirée mémorable pour tous. Il y aura sans doute des ratés. Mais Dieu ne demande pas d’être parfaits. Juste d’aimer.

4A nous deux, nous en avons déjà beaucoup !

Pour une fois, pensez perso ! On ne vous demande pas d’être la marraine des filleuls de votre mari (ou le parrain des filleuls de votre femme). Si à vous deux vous avez une douzaine de filleuls, cela peut paraître décourageant et résultat, vous ne ferez pas grand-chose. En revanche, si vous vous concentrez sur VOS filleuls, ceux pour qui on VOUS a choisi comme parrain/marraine, il sera plus aisé d’être présent(e) pour eux.

5Je ne me sens pas prêt(e) à endosser ce rôle.

Qui peut dire qu’il est prêt ? Personne. Il n’arrivera jamais qu’un jour quelqu’un puisse dire : « C’est bon, je suis un bon chrétien, je peux être parrain ». Accepter de parrainer, c’est déjà s’accepter tel qu’on est et là où on en est dans sa vie de foi, mais c’est surtout accepter de cheminer, en même temps que son filleul, vers une connaissance plus approfondie du Christ. Deux cheminements en parallèle, qui se nourrissent l’un et l’autre. Car si un parrain ou une marraine est appelé à guider son filleul dans la foi, il est aussi invité à se laisser guider par lui. Un filleul a tant à nous apprendre !

6Je suis incapable de retenir les dates d’anniversaire !

Ce n’est pas grave ! Tâchez de retenir les dates de baptême alors ! Les baptêmes sont beaucoup moins fêtés que les naissances, et pourtant ils marquent cette deuxième naissance en tant qu’enfant de Dieu. Si ce n’est pas le parrain ou la marraine, qui rappellera cette date des plus importantes ?

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Tags:
BaptêmeÉducation
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