Aleteia logoAleteia logoAleteia
Lundi 15 avril |
Aleteia logo
Actualités
separateurCreated with Sketch.

L’euthanasie, la « réforme sociétale » du prochain quinquennat ?

043_dpa-pa_151218-99-437080_dpai.jpg

BRITTA PEDERSEN / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Un patient dans un unité de soins palliatifs.

Agnès Pinard Legry - publié le 15/02/22

À quelques semaines de l’élection présidentielle, la question de la fin de vie et la légalisation – ou non – de l’euthanasie revient discrètement dans la campagne.

Réjouissez-vous ! L’article que vous allez lire est entièrement gratuit. Pour qu’il le demeure et soit accessible au plus grand nombre, soutenez Aleteia !

Je fais un don*

*avec réduction fiscale

La légalisation ou non de l’euthanasie sera-t-elle l’enjeu sociétal du prochain quinquennat comme l’ouverture de la PMA à toutes les femmes a été celle du quinquennat d’Emmanuel Macron ? C’est en tout cas l’un des débats sociétaux qui s’annoncent dans la campagne présidentielle. Le candidat écologiste Yannick Jadot a d’ores et déjà annoncé qu’il souhaitait « légaliser le suicide assisté ». Gagnante de la Primaire populaire, Christiane Taubira est aussi revenu sur ce sujet dans un entretien au Parisien. À la question d’un lecteur de savoir quelle sera sa grande réforme de société elle a répondu : « C’est le droit de mourir dans la dignité ». « Il faut qu’on crée les conditions pour l’assistance médicale active à la fin de vie. C’est une loi indispensable et urgente. […] Ce sera ma prochaine bataille. »

De l’autre côté du spectre politique, Éric Zemmour, interpellé par le président de l’association « Mourir dans la Dignité », lui a répondu début février par courrier en rappelant que « la dignité de l’Homme est au fondement même de notre civilisation occidentale, liée de façon intime à la protection de la Vie ». Mais il mentionne également que « le rôle d’un médecin est au service de la vie, de son accueil, de sa défense, et de sa préservation tout au long de son exercice professionnel » avant de lancer : « Il n’a que le droit de Vie ». Il en va de même, selon lui, pour les politiques. « En tant que responsable dans la Cité, nous n’avons pas le droit de tuer, nous ne pouvons pas donner de signal ou de permis en ce sens, mais avons le devoir d’accompagner. »

L’accompagnement de la fin de vie, c’est aussi la ligne de crête que défend Valérie Pécresse, la candidate LR. Interrogée en janvier sur ce sujet sur France info, elle l’a balayé en répondant : « Avant de lancer tous les débats de la terre il faut que la loi Claeys-Leonetti soit appliquée », a-t-elle indiqué. « Le scandale c’est qu’aujourd’hui 50% des Français n’ont pas accès aux soins palliatifs. Je veux une culture palliative qui se développe partout. »

Et comme un timing bien choisi, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a lancé ce mardi 15 février une campagne de communication afin de connaître ces fameux soins palliatifs, accessibles à tous, et d’en connaître le cadre législatif. Son slogan ? « On va tous y passer un jour. Alors autant que ça se passe dans de bonnes conditions ! »

La voie authentiquement humaine, celle qui contribue en profondeur à la paix, ne peut consister ni dans l’acharnement thérapeutique ni dans le recours à l’euthanasie.

« Comment ne pas être étonnés et profondément attristés de voir se conjuguer parfois, de façon totalement contradictoire, la tentation de l’euthanasie avec une certaine surenchère sanitaire », ont rappelé les évêques à ce sujet dans leur texte L’Espérance ne déçoit pas destiné à éclairer les catholiques dans leur choix électoral. « La voie authentiquement humaine, celle qui contribue en profondeur à la paix, ne peut consister ni dans l’acharnement thérapeutique ni dans le recours à l’euthanasie : elle exige le respect et l’accompagnement attentif et bienveillant de chaque personne à tous les stades de son existence. Il faut souhaiter un développement plus ambitieux des soins palliatifs dans notre pays : ce sera un signe clair qui parlera à tous. »

Tags:
ÉlectionsEuthanasieFin de vie
Soutenez l’aventure missionnaire qu’est Aleteia !

Vous n’avez jamais fait un don à Aleteia ?  De grâce, faites-le, maintenant.
Aleteia se doit d’être gratuit : les missionnaires ne font pas payer l’évangélisation qu’ils apportent. Grâce à cette gratuité, chaque mois 10 à 20 millions d’hommes et de femmes - majoritairement des jeunes -, visitent la cathédrale virtuelle qu’est Aleteia. Mais vous le savez, si l’entrée de nos églises n’est pas payante, c’est parce que les fidèles y donnent à la quête.

Vous aimez Aleteia ? Vous voulez être de l’aventure missionnaire qu’est Aleteia ?

Alors, sans attendre, aujourd’hui même, donnez !

*avec déduction fiscale
FR_Donation_banner.gif
Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement