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Ces saints qui veillent sur les jeunes scouts

Rassemblement des SUF à Chambord en 2007 à l’occasion du 100e anniversaire du scoutisme.

Scouts Unitaires de France

Rassemblement des SUF à Chambord en 2007 à l'occasion du 100e anniversaire du scoutisme.

Mathilde de Robien - publié le 28/06/22

Qui sont ces figures de sainteté choisies pour patronner les clairières, les rondes et les meutes, ces groupes scouts qui réunissent des enfants de 8 à 12 ans, et comment sont-ils élus parmi la grande cohorte des saints ? Tour d’horizon de ces personnalités jeunes et inspirantes qui veillent sur les jeunes scouts.

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Fin juin, les départs en camp se profilent et se préparent. Le dossier de camp est bouclé depuis longtemps, le lieu réservé, les veillées prennent forme, bref, les petits loups en mal d’aventure commencent à s’impatienter. Mais qui va veiller sur ces chères petites têtes blondes durant cette semaine de camp au grand air ? Les chefs et les cheftaines bien sûr, mais ils ne seront pas mécontents d’être épaulés par les puissants saints patrons auxquels chaque clairière, ronde ou meute est rattachée. Des personnalités jeunes et inspirantes qui ne sont pas choisies au hasard.

Nous ferons référence aux saints-patrons des « meutes » (groupes de garçons de 8-12 ans appelés louveteaux chez les SUF et les Scouts d’Europe), ainsi qu’aux saintes-patronnes des « rondes » (groupes de filles de 8-12 ans appelées jeannettes chez les SUF) et des « clairières » (groupes de filles de 8-12 ans appelées louvettes chez les Scouts d’Europe). Nous avons également contacté les Scouts et Guides de France, mais seul le groupe (qui comprend petits et grands) est associé à un saint patron, or nous avons choisi de nous concentrer sur les saints-patrons des plus jeunes uniquement.

1La star : la Vierge Marie et ses nombreux vocables

La Vierge Marie arrive en tête des patronages des groupes de jeunes filles. Bon nombre de rondes ou de clairières sont placées sous la protection de la Vierge ou de l’un de ses vocables. On trouve ainsi une ronde Notre Dame à Lyon, Notre Dame la Blanche à Toulouse, Notre Dame de Lourdes à Rennes, Notre Dame de France à Paris et au Puy-en-Velay, Notre Dame de la Joie à Angers, Notre Dame Du Rosaire au Mans, Notre Dame des Anges à Neuilly, Notre Dame du Sourire à Saint Cloud, Notre Dame des Missions à Charenton-le-Pont, Notre Dame de la Prière à Düsseldorf, Notre Dame du Tard Avisé à Rambouillet et enfin, une clairière Notre Dame des Tables à Montpellier, une dévotion chère à la ville de Montpellier. En effet, qui mieux que la Vierge peut offrir à la fois un modèle d’humilité et d’abandon à la volonté du Seigneur, tout en octroyant sa puissante protection ?

2les saints d’Assise, le duo de tête

Certains grands saints sont également très sollicités pour veiller sur les jeunes scouts. Les rondes et les clairières sont très nombreuses à s’être mises sous le patronage de sainte Claire d’Assise et sainte Jeanne d’Arc. Quant aux meutes, elles choisissent volontiers des grands saints tels que saint François d’Assise et le désormais saint Charles de Foucauld. (Il faudra d’ailleurs penser à changer les barrettes!).

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Mais ils ne sont pas les seuls à inspirer la jeunesse. « Le scout est fait pour servir et sauver son prochain » stipule le troisième commandement de la loi scoute. Et il ne manque pas de modèles, parmi les saints, pour tendre vers cet idéal. C’est sans doute la raison pour laquelle arrivent ensuite en bonne position des saints qui ont consacré leur vie aux plus pauvres, comme sainte Louise de Marillac et sainte Jeanne Jugan, ou à l’éducation comme saint Jean Bosco, sans oublier les saints combattants comme sainte Geneviève et saint Georges.

3pauline jaricot très sollicitée à lyon

Certains groupes trouvent chez des saints locaux des figures inspirantes et leur confient une ronde, une clairière ou une meute. La proximité géographique éveille un réel intérêt. C’est aussi l’occasion de découvrir un saint ou une sainte qui a vécu dans leur ville ou leur région. A Lyon, la bienheureuse Pauline Jaricot est très demandée ! Elle est la sainte patronne d’un groupe SUF et d’une clairière (Europe). De la même manière, sainte Douceline, fondatrice d’un béguinage à Hyères (Var) au XIIIe siècle, veille sur une clairière de la ville. La bienheureuse Rosalie du Verdier de la Sorinière, religieuse de la Congrégation des Sœurs du Calvaire en Anjou et martyre sous la Révolution, patronne quant à elle une clairière d’Angers.

Chez les louveteaux, une meute de Poitiers s’est placée sous le patronage de saint Jean-Théophane Vénard, né dans la région et mort en martyr au Tonkin. A Rennes, c’est Louis-Marie Grignion de Montfort, en tant que proche voisin, qui veille sur une meute. Quant aux louveteaux de Saint-Omer (Pas de Calais), ils ont la chance de faire connaissance avec un saint méconnu de la fin du VIIe siècle, moine bénédictin dans la même ville qu’eux et répondant au nom de saint Erkembode.

4a l’instar de claire de castelbajac, ces patrons qui ne sont pas saints

Patronner ne rime pas nécessairement avec sainteté. Si certains sont bien partis sur le chemin de la sainteté, étant déjà déclarés vénérables ou bienheureux, d’autres inspirent les plus jeunes uniquement par l’exemple de leur vie. Parmi les bienheureux préférés des rondes/clairières et des meutes, se hissent les bienheureuses Rosalie Rendu, sœur de saint Vincent de Paul au XIXe, et Anne-Marie Javouhey, fondatrice de la congrégation Saint-Joseph de Cluny au XIXe, ainsi que le bienheureux Marcel Callo, déporté à Mathausen durant la Seconde Guerre Mondiale. Deux jeunes vénérables sont tout particulièrement appréciés : la vénérable Anne de Guigné, morte à 11 ans d’une méningite, et le vénérable Faustino, jeune espagnol de Valence décédé en 1963 à l’âge de 17 ans de la maladie de Hodgkin. Tous deux ont vécu une vie tout à fait ordinaire tout en étant exceptionnellement proches de Dieu.

Deux jeunes filles, « servantes de Dieu » (c’est-à-dire qu’une cause de béatification et de canonisation a été entreprise par un évêque au vu de leur ferveur religieuse), rencontrent un certain succès auprès des jeannettes et des louvettes : Claire de Castelbajac veille sur de nombreuses rondes ou clairières, notamment à Toulouse, en raison de son enfance passée au château de Lauret, dans le Gers. Quant à Anne-Gabrielle Caron, fillette de 8 ans emportée par un cancer et dont la cause de canonisation est ouverte depuis juin 2019, elle patronne une clairière de l’Oise. « Parce que le scoutisme est un chemin de sainteté, il nous a semblé important et pertinent de donner aux louvettes un exemple, un modèle qui donne envie de progresser, de s’améliorer, un modèle proche par l’âge, l’époque, les activités », confiaient à Aleteia les cheftaines de groupe. « Anne-Gabrielle est avant tout une petite fille comme elles : elle-même louvette, elle vivait pleinement le scoutisme, ayant pris très à cœur sa promesse. »

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Sans être en voie de canonisation, des figures masculines inspirent néanmoins les louveteaux. Une meute de Saint-Etienne est placée sous le patronage de Guy de Larigaudie, surnommé le « Routier de Légende », écrivain, explorateur et journaliste français mort pour la France le 11 mai 1940. Une autre meute, à Meaux, a quant à elle choisi le Lieutenant Tom Morel, officier et résistant français, héros du plateau des Glières.

5Le coup de cœur de la rédac : saint Loup

Comment ne pas craquer pour ces saints-patrons qui répondent au doux nom de saint Loup ? Un patronage de choix pour des petits loups ! Et ce n’est pas uniquement pour le jeu de mots. De nombreux et saints évêques ont porté ce prénom très prisé visiblement entre le Ve et le VIIe siècle en France : ils ont été évêques de Troyes, de Soissons, de Sens, de Limoges et de Lyon. Une aubaine qui n’a pas échappé aux meutes Saint Loup de Châlons-en-Champagne, de Neauphle-le-Château (78) ou encore d’Orléans !

Tags:
Claire de CastelbajacSaintScoutisme
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