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Elisabeth II, une longue journée de funérailles

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Adrian DENNIS / AFP / POOL

Le cercueil de la reine Elisabeth II à l'intérieur de Westminster Hall, 18 septembre 2022.

Manuella Affejee - publié le 18/09/22 - mis à jour le 19/09/22

Ce lundi 19 septembre marque le dernier adieu des Britanniques à leur bien-aimée souveraine Elisabeth II. Cette très dense journée commencera par les obsèques nationales, à 11 heures (heure locale), en présence de quelque 2.000 personnes triées sur le volet, pour se conclure vers 19h30, avec l’inhumation d’Elisabeth II au château de Windsor, lors d’une cérémonie strictement privée.

Ce lundi 19 septembre matin, à l’aube, le cercueil de la reine Elisabeth II sera porté hors du hall de Westminster avant d’être déposé sur un affût de canon – le même qui fut utilisé lors des funérailles de son père, George VI (1953) et celles de Lord Mountbatten, l’oncle du prince Philip et dernier vice-roi des Indes (1979) ; l’attelage sera tiré par 142 marins de la Royal Navy et suivi par une procession jusqu’à l’abbaye de Westminster. 

Cet édifice religieux du XIIIe siècle est l’un des plus emblématiques de Londres : lieu du couronnement de presque tous les souverains d’Angleterre depuis 1066 et de mariages princiers, il abrite aussi les sépultures de quelque 3.300 personnes – illustres personnalités du Royaume, ainsi que plusieurs rois et reines. L’abbaye n’a pas accueilli de funérailles royales depuis le XVIIIe siècle, hormis celles de la reine mère, Elizabeth Bowes-Lyon, en 2002.

Parvenu dans le chœur de l’abbaye, le cercueil d’Elisabeth II sera placé sur un catafalque, surmonté de la couronne, du sceptre et de l’orbe, symboles de la royauté.

À 11 heures débuteront les obsèques, sans eucharistie. La célébration sera « une tradition vivante en action », a assuré à la BBC celui qui la présidera, à savoir le doyen de Westminster, le révérend David Hoyle. Le primat de l’Église anglicane Justin Welby aura, quant à lui, la charge du sermon. La liturgie anglicane des funérailles prévoit la lecture de passages bibliques adaptés aux circonstances – Jean 14, 1-6 est d’ordinaire l’un des plus choisis – et laisse une large place aux chants et à la musique. Ce sera sans doute le cas ici. Des sources au sein de l’Église d’Angleterre laissent entendre que certaines hymnes jouées lors du couronnement de 1953 pourraient l’être à nouveau ce lundi.

Vers la fin de la célébration (11h55) retentira le « Last post », la sonnerie aux morts, suivie par deux minutes de silence.

Plus de 2.000 personnes ont été invitées, principalement des chefs d’États et de hauts dignitaires politiques et religieux. Le pape François sera représenté par Mgr Paul Richard Gallagher, lui-même de nationalité britannique et secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États.

Vers la fin de la célébration (11h55) retentira le « Last post », la sonnerie aux morts, suivie par deux minutes de silence. Quittant Westminster, le cercueil défilera à nouveau à travers la capitale jusqu’au Hyde Park Corner, où il sera transféré dans un corbillard, qui s’en ira en direction de Windsor.

L’inhumation de la reine

Forteresse médiévale, le château de Windsor est l’une des résidences de la famille royale. Elisabeth II y était très attachée ; adolescente, elle y avait été envoyée avec sa sœur Margaret alors que Londres subissait les bombardements de la Luftwaffe.

L’arrivée du cortège à la chapelle Saint-Georges de Windsor est prévue un peu avant 16 heures, heure à laquelle se tiendra une autre cérémonie, présidée cette fois par le doyen du lieu, David Conner, devant une assistance restreinte à 800 personnes. Cet office religieux sera particulièrement intéressant à suivre car plusieurs gestes symbolisant la fin du règne seront accomplis à cette occasion. 

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Chapelle Saint-Georges au château de Windsor, Angleterre.

La couronne, l’orbe et le sceptre seront d’abord retirés du dessus du cercueil. Le roi Charles III y posera ensuite l’étendard des Grenadier Guards, premier régiment d’infanterie de la Garde royale. Le lord-chambellan, l’un des plus hauts fonctionnaires de la Maison royale, brisera alors sa wand of office, un fin bâton blanc utilisé autrefois pour « discipliner » les courtisans, et le posera sur le cercueil, signe que son service à la souveraine est terminé.

Le cercueil sera ensuite descendu dans le caveau royal de la chapelle, tandis que le God Save the King sera joué par une cornemuse, selon une requête exprimée par Elisabeth elle-même, grande amatrice de cet instrument de musique.

Plus tard dans la soirée, vers 19h30, aura lieu l’inhumation proprement dite, au cours d’une célébration privée, réservée au cercle familial. La reine sera enterrée dans la chapelle George VI qu’elle fit aménager en 1969, auprès de son père, de sa mère et des cendres de sa sœur. Le cercueil de son défunt mari, le prince Philip, qui repose actuellement dans le caveau royal, y sera transporté par la suite, à côté de celui de son épouse.

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