Aleteia logoAleteia logoAleteia
Mercredi 17 avril |
Aleteia logo
Au quotidien
separateurCreated with Sketch.

Ces questions à poser pour stimuler le dialogue avec un ado

teenage.jpg

Fizkes I Shutterstock

Mathilde de Robien - publié le 22/09/22

L’enfant grandissant, il est parfois de plus en plus difficile d’établir le contact. Les parents souffrent du manque de communication et les adolescents du manque de confiance. Voici quelques questions pour renouer le dialogue et restaurer la relation.

Réjouissez-vous ! L’article que vous allez lire est entièrement gratuit. Pour qu’il le demeure et soit accessible au plus grand nombre, soutenez Aleteia !

Je fais un don*

*avec réduction fiscale

– Tu as passé une bonne journée ?
– Mmmouais… (S’affalant sur le canapé)
– Ça s’est bien passé, ton exposé en anglais ?
– Bof. (Levant les yeux au ciel et s’emparant de son portable)
– Pourquoi « bof » ?
– Ché pas, j’le sens pas. (Les yeux désormais rivés sur son portable)
– Et sinon, tu vas bien ?
– Ça va. (Voix d’outre-tombe et yeux de chien battu)

Des réparties brèves, parfois sèches, qui ne laissent guère d’ouverture pour continuer la discussion, au grand désespoir des parents soucieux de favoriser la communication avec leur enfant. Si certains adolescents parlent volontiers, d’autres sont très peu loquaces. « Mis à part un bref commentaire sur le match de foot de la veille avec son frère, Etienne ne dit pas grand-chose à la maison », regrette Ariane, mère de quatre garçons. « C’est un taiseux, certes, mais j’aimerais bien qu’il se livre un peu plus ! » Un souhait partagé par de nombreux parents, parfois désemparés face à l’attitude fermée de leur progéniture. Mais comment faire lorsqu’il n’y a pas ou peu de répondant ?

La France est très mauvaise élève en matière de dialogue parents/adolescent. Tous les quatre ans, l’OMS diligente une enquête sur les comportements des jeunes adolescents (la Health Behaviour in School-aged Children, ou HBSC). Une des questions est : « Est-il facile pour toi de parler des choses qui te préoccupent vraiment avec ton père/ta mère? » Les réponses s’échelonnent de très facile, facile, difficile à très difficile. Dans la dernière édition qui date de 2018, les jeunes Français sont les moins nombreux à estimer pouvoir parler (facilement ou très facilement) des sujets importants avec leurs parents. Ainsi, à 13 ans, seuls 60% des adolescents estiment pouvoir parler avec leur père de ce qui les préoccupe. A 15 ans, 30% déclarent que la communication est difficile avec leur mère.

Faible disponibilité des parents ? Trop de temps passé à l’école ? Forte pression sur les résultats scolaires ? Les experts s’interrogent sur les raisons d’une telle disparité par rapport aux autres pays européens. Sans prétendre résoudre ces problèmes de communication entre parents et adolescents, ces quelques questions, proposées par Nathalie de Boisgrellier, coach en parentalité depuis plus de 20 ans, peuvent néanmoins aider à stimuler le dialogue. Il s’agit de questions ouvertes, permettant d’engager un échange vivant, positif et constructif.

1Faire prendre conscience à son ado du beau et du bien

De quoi es-tu fier ?

Quel a été ton moment préféré de la journée ?

Qui as-tu aidé ?

Qu’est-ce que tu as fait de positif ?

Qu’as-tu trouvé de beau ?

Qu’as-tu fait de beau ?

Qu’est-ce que tu as créé ?

2Aider son ado à résoudre un problème

Qu’est-ce que tu t’es dit ?

Qu’as-tu voulu faire ?

Qu’est-ce qui marche ?

C’est quoi la règle ?

Comment as-tu réussi ?

De quoi aurais-tu besoin ?

3Inviter son ado à coopérer

Que pourrais-tu faire pour que cela n’arrive plus ?

Quelle est ton idée pour résoudre cette question ?

Sur quoi t’engages-tu ?

Que penses-tu du fait d’aller présenter tes excuses ?

Penses-tu que c’était une bonne idée ?

Comment pouvons-nous t’aider ?

Pratique

Elever son ado sans baisser les bras, Guide pratique de l’éducation positive, Nathalie de Boisgrollier, Albin Michel, septembre 2019, 16,90 euros.

Tags:
AdolescencedialogueParents
Soutenez l’aventure missionnaire qu’est Aleteia !

Vous n’avez jamais fait un don à Aleteia ?  De grâce, faites-le, maintenant.
Aleteia se doit d’être gratuit : les missionnaires ne font pas payer l’évangélisation qu’ils apportent. Grâce à cette gratuité, chaque mois 10 à 20 millions d’hommes et de femmes - majoritairement des jeunes -, visitent la cathédrale virtuelle qu’est Aleteia. Mais vous le savez, si l’entrée de nos églises n’est pas payante, c’est parce que les fidèles y donnent à la quête.

Vous aimez Aleteia ? Vous voulez être de l’aventure missionnaire qu’est Aleteia ?

Alors, sans attendre, aujourd’hui même, donnez !

*avec déduction fiscale
FR_Donation_banner.gif
Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement