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Nid vide : l’enfant qui grandit n’est pas perdu, il est donné

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Shutterstock / Chaay_Tee

Caroline Moulinet - publié le 13/01/23

Les pré-ados passent davantage de temps avec leurs amis, les grands partent faire leurs études ailleurs, les adultes fondent leur propre foyer. Ces étapes peuvent susciter de la tristesse chez les parents. Comment vivre cette période ?

Il n’est pas facile de voir s’envoler ses enfants. Les parents savent que cette séparation est normale et nécessaire, ils le savent dès les premiers instants de la vie de leur enfant : ils vont élever ces âmes chéries pour qu’elles les quittent et vivent leur vocation dans ce monde. Pourtant cette connaissance n’est pas le baume qui guérit leurs cœurs. Quand leurs adolescents ou grands enfants traversent des périodes difficiles, pour les parents l’angoisse et le sentiment d’impuissance peuvent devenir étouffants. Quand leurs enfants vont bien et grandissent harmonieusement, ils peuvent se sentir inutiles, voire congédiés. Catherine se souvient que chaque petite prise d’autonomie de ses enfants a suscité chez elle un déchirement : la rentrée à l’école où déjà l’enfant gagne en autonomie, l’entrée au collège avec le développement de la maturité affective et intellectuelle, puis les études et l’absence des enfants.

Chantal ressent un sentiment ambivalent de voir ses enfants grandir et s’épanouir : « Je suis vraiment heureuse qu’ils aillent bien, et pourtant je me sens déchirée, j’ai le sentiment de les perdre. » L’absence des enfants signifie-t-elle que les parents les ont un peu perdus ? Cette période donne aussi l’occasion de faire grandir cette relation née dès les premiers jours, quand les parents ont découvert qu’ils attendaient un enfant. « Il y aura toujours les parents et les enfants, mais la relation devient plus complice, d’adulte à adulte », raconte Alice. Quant à Lucie, elle savoure cette période: « Je peux faire d’autres activités avec eux, aller au bowling, à un concert de musique classique, avoir de grandes discussions. Et j’avoue que j’apprécie ne plus être interrompue quand je lis un livre ou ne pas avoir à chercher une baby-sitter pour sortir avec mon mari. »

Le Père veut le plus grand bonheur de ses enfants.

« Il y a un temps pour tout », c’est ce que disait Caroline quand ses cinq tout petits occupaient l’essentiel de son temps. Cela est vrai aussi quand les enfants grandissent. Elle poursuit : « C’est un temps que j’ai anticipé en reprenant des activités que j’aime. J’ai même fait une formation dont je rêvais depuis longtemps. Et surtout, mon mari et moi avons veillé à prendre soin de notre couple. » Prenant un peu de hauteur, elle poursuit : « J’ai beaucoup aimé ce temps de leur petite enfance. Maintenant j’ai davantage de temps pour moi alors j’essaie de le vivre pleinement. En plus une amie m’a fait remarquer en rigolant : “Profite, dans 10 ans, ce sont les petits-enfants qui arriveront” ! »

Être honnête avec ses émotions

Être honnête avec ses émotions est une étape précieuse pour continuer à avancer sur le chemin de sa vie. Tristesse, mélancolie, inquiétude parfois, mais aussi joie, convivialité, fraternité, partage. Accepter ses sentiments aide à reconnaître son désir de communion tout comme ses propres limites. L’enfant qui grandit n’est pas perdu, il est donné. Donné au monde, donné au plan que le Seigneur a pour Lui, confié entre les mains du Père qui l’a Lui-même tissé dans le sein de sa mère, grâce à l’amour de ses parents.

Avec le temps qui passe, les parents apprennent à confier ce qu’ils ont de plus précieux dans le cœur du Père : leurs enfants. La bonne nouvelle ? Le Père veut le plus grand bonheur de ses enfants. Et de tous ses enfants: même quand les jeunes quittent le nid familial, le Seigneur n’a pas fini d’agir dans la vie des parents.

Tags:
EnfantsFamille
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