Aleteia logoAleteia logoAleteia
Lundi 20 mai |
Aleteia logo
Art & Voyages
separateurCreated with Sketch.

Des chefs-d’œuvre dans nos églises : les Corot de Ville-d’Avray

COROT-VILLE-D-AVRAY.jpg

BLANCHOT Philippe / Hemis via AFP

L'église Saint-Nicolas-Saint-Marc, à Ville-d’Avray, renferme d’inestimables peintures d’un des fondateurs de l’école de Barbizon, Camille Corot.

Sophie Roubertie - publié le 21/04/23

Les églises de France recèlent parfois des trésors. Comme Saint-Nicolas-Saint-Marc, à Ville-d’Avray (Hauts-de-seine). Elle renferme d’inestimables peintures d’un des fondateurs de l’école de Barbizon, Camille Corot.

Réjouissez-vous ! L’article que vous allez lire est entièrement gratuit. Pour qu’il le demeure et soit accessible au plus grand nombre, soutenez Aleteia !

Je fais un don*

*avec réduction fiscale

L’église Saint-Nicolas-Saint-Marc de Ville-d’Avray (Hauts-de-Seine) ne fait pas partie des circuits touristiques les plus fréquentés d’Ile-de-France. Aussi les curieux et les fidèles ne savent probablement pas à côté de quels chefs d’œuvres ils passent en y pénétrant. Car cette église est exceptionnelle sur au moins deux aspects : elle est une des rares à avoir été construites pendant la Révolution française. Mais surtout elle conserve cinq œuvres du peintre Camille Corot qu’il a lui-même offertes à sa paroisse.

Faisons un petit peu d’histoire. L’église de Ville d’Avray menaçant ruine, la construction d’un nouveau sanctuaire est décidée à la veille de la Révolution française. La veille au sens strict d’ailleurs puisque la première pierre est posée le 11 juillet 1789. Rapidement construit, l’édifice sera consacré en 1791 par un prêtre constitutionnel… avant de devenir un temps un Temple de la Raison et d’être finalement rendu au culte catholique en 1795.

Cinq peintures de Camille Corot

Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, ce sont les murs de l’église. Ils  comportent aujourd’hui pas moins de cinq peintures de Camille Corot, le même que les musées du monde entier s’arrachent. Une présence qui ne doit en réalité rien au hasard. En effet, la famille de Camille Corot possédait une maison à Ville-d’Avray au début du XIXe siècle. Le peintre la conservera d’ailleurs toute sa vie. Séduit par le paysage et les étangs qui se trouvaient à proximité, le jeune Corot a commencé à y peindre, passant de longues heures dans la nature. On trouve d’ailleurs de nombreuses vues des environs dans les plus grands musées du monde. 

Corot-Adam-et-Eve-Renaud_Cherel.jpg
Adam et Eve chassés du Paradis

Des œuvres classées « monuments historiques »

Aussi, c’est gracieusement que Camille Corot participera à l’embellissement de l’église. D’abord en 1849. Il offre un Saint Jérôme dans le désert, placé dans la nef. Cette huile sur toile avait été exposée (et remarquée) lors du Salon de l’Académie Royale de Peinture, quelques années auparavant. Un sujet religieux, mais dans lequel le paysage tient une grande place. Saint Jérôme y est représenté en pénitent, près du lion qu’il a soigné, sous de grands arbres tranchant avec des rochers austères mais lumineux. 

MARIE-MADELEINE-PENITENTE-COROT.jpg
Madeleine au désert.

Quatre niches en hauteur avaient été prévues pour recevoir des bas-reliefs. Mais ils n’ont jamais été réalisés. Alors le curé de la paroisse a sollicité Corot pour peindre ces espaces demeurés vides. Quatre peintures viendront donc compléter le décor de l’église : Adam et Eve chassés du Paradis, Madeleine au désert (ou Madeleine pénitente à la Sainte-Baume), le Baptême du Christ et le Christ au Jardin des Oliviers.

BAPTEME-VILLE-D_AVRAY-COROT.jpg
Le Baptême du Christ, par Camille Corot.

Ces peintures sont assez sombres aujourd’hui. La technique utilisée par l’artiste en est certainement la cause. Une peinture à l’huile a été appliquée directement sur les murs du transept. Il ne s’agit donc pas de fresques, qui résistent généralement mieux au temps. Si elles semblent aujourd’hui assombries, c’est aussi parce que les vitraux d’origine étaient clairs. Ils ont été remplacés par des vitraux colorés laissant moins passer la lumière. 

Ces œuvres de Corot sont classées au titre des monuments historiques depuis 1928. Elles sont un trésor pour l’église de Ville-d’Avray. Comme pour le Saint Jérôme, ces compositions font la part belle au paysage. Un hommage inconscient à la Création ?

CHRIST-JARDIN-DES-OLIVIERS-COROT-1.jpg
Le Christ au Jardin des Oliviers.

Tags:
ArtsPeinture
Soutenez l’aventure missionnaire qu’est Aleteia !

Vous n’avez jamais fait un don à Aleteia ?  De grâce, faites-le, maintenant.
Aleteia se doit d’être gratuit : les missionnaires ne font pas payer l’évangélisation qu’ils apportent. Grâce à cette gratuité, chaque mois 10 à 20 millions d’hommes et de femmes - majoritairement des jeunes -, visitent la cathédrale virtuelle qu’est Aleteia. Mais vous le savez, si l’entrée de nos églises n’est pas payante, c’est parce que les fidèles y donnent à la quête.

Vous aimez Aleteia ? Vous voulez être de l’aventure missionnaire qu’est Aleteia ?

Alors, sans attendre, aujourd’hui même, donnez !

*avec déduction fiscale
Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement