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PMA : la procréation vise toujours plus de productivité

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Christine Pellen - Gènéthique - publié le 14/07/23

À la recherche de "meilleures performances", les centres de procréation médicalement assistée fonctionnent comme des "centres de culture" où les embryons sont désormais "triés" selon de nouvelles techniques.

La fécondation in vitro (FIV) est un procédé de procréation médicalement assistée (PMA) qui procède en plusieurs étapes. Après avoir recueilli les gamètes, ovocytes et spermatozoïdes, prélevés chez les futurs parents ou issus de dons, ils sont mis en présence dans un milieu « favorable » en termes de température, pH (potentiel hydrogène), etc. Les ovocytes fécondés sont ensuite transférés dans une autre boîte de culture avec un nouveau milieu plus adapté à leur développement pendant quelques jours. Les embryons commencent leur développement et sont observés régulièrement au microscope. Et classés en fonction de différents critères morphologiques. Désormais dotés d’un « score », les embryons connaîtront différents devenirs : implantation (un ou plusieurs embryons peuvent être implantés), congélation, destruction. À la recherche de « meilleures performances », les centres de PMA se dotent de nouvelles techniques.

Photographié toutes les vingt minutes

« Un incubateur d’embryons innovant “time-lapse”, doté d’intelligence artificielle, est en service depuis trois mois au sein du laboratoire de procréation médicalement assistée de CBM 25, installé dans les locaux de la Polyclinique de Franche-Comté à Besançon », annonceL’Est Républicain. Pour le laboratoire, c’est une bonne nouvelle. « Cet incubateur “time-lapse” apporte un confort de travail et permet des conditions de culture optimales pour les embryons », explique le Dr Élodie Valot-Martin, médecin biologiste. Car auparavant, il fallait sortir les embryons de l’incubateur pour les examiner au microscope. « Une pratique impliquant une gestion stricte du temps n’excédant pas trois minutes, pour ne pas perturber la température, qui doit rester à 37°. » Désormais, chaque embryon est photographié toutes les vingt minutes, « sous plusieurs angles ». Un examen sous toutes les coutures visant à offrir « une lecture complète du développement de l’embryon, de la fécondation jusqu’à la réimplantation dans l’utérus » afin de sélectionner l’heureux élu. Un tri effectué en faisant appel à l’intelligence artificielle dont est doté l’appareil.

L’évolution de « l’ovule fécondé » est suivie entre trois et cinq jours par le laboratoire de PMA. Des scientifiques cherchent d’ailleurs à perfectionner cette étape de la « chaîne de fabrication ». Ainsi, une étude menée par des chercheurs néerlandais, présentée lors de la 39e réunion annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), indique que les femmes ont autant de chances de donner naissance à des bébés vivants si les embryons sont transférés dans leur utérus trois jours après la fécondation en laboratoire plutôt que cinq. Des résultats obtenus via l’analyse de cycles de PMA pratiqués sur 1202 femmes qui sont nuancés en fonction de l’âge des femmes.

Mieux « trier » les embryons

Jusqu’à présent les scientifiques pensaient qu’il était « plus facile » de sélectionner les embryons « les plus viables » s’ils avaient atteint le stade du blastocyste. « On pensait également que l’utérus était plus réceptif après cinq jours. » Mais « cultiver des embryons plus longtemps » en dehors de l’utérus comporte des risques, et les effets sur les enfants ainsi conçus, plus tard dans la vie, ne sont « pas encore clairs »,indique le site MedicalXpress. Les auteurs de l’étude procèdent désormais à « une analyse coût-bénéfice », « à la fois sur le plan financier et sur celui de la santé mentale et physique » des patientes. Jusqu’où ira-t-on pour « optimiser la production » d’êtres humains in vitro ? Des chercheurs développent des hologrammes pour toujours « mieux trier » les embryons, d’autres envisagent les utérus artificiels. La procréation restera-t-elle humaine ?

Tags:
EmbryonPMA
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