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« L’amour entraîne l’amour » : récit du pèlerinage mendiant de trois amis sur les pas de Thérèse

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Shutterstock I Nastyaofly

Ambroise Dumant - publié le 02/09/23

Trois jeunes amis ont réalisé cet été un pèlerinage mendiant de quelques jours sur les pas de sainte Thérèse de Lisieux. "Vivre de la Providence", "évangéliser" et "rencontrer Sainte Thérèse, la patronne des missions", voilà ce qui anime Pierre, Alma et Antoine. Découvrez la troisième partie de ce récit, quand l’amour appelle l’amour. (3/5)

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Sur le chemin de Lisieux, les trois élèves missionnaires discutent, racontent et débattent. Leur conversation à l’aube du deuxième jour évoque la mendicité. « N’êtes-vous pas gênés de faire porter aux autres notre mendicité ? », lance Alma, à la sortie d’un hameau endormi. Leur pèlerinage dans un esprit de pauvreté nécessite en effet de sonner aux portes, à la rencontre d’habitants pour demander un aliment, un repas ou un toit pour la nuit.

« Nous faisons le choix d’être pauvres pendant un temps pour tout recevoir du Ciel, par l’intermédiaire des autres », avoue l’un d’eux. L’un des trois est pourtant tiraillé par des scrupules et le constat objectif de la joie reçue la veille dans le village de Grand-Camp : Les deux autres le rassurent : « La pauvreté est un état d’esprit, une manière d’être, plus qu’un relevé de compte en banque ».

Puis Pierre provoque : « Mendier, c’est pousser l’autre à la charité ». « Quel paradoxe de permettre un acte d’amour. La personne qui nous ouvre grandit en sainteté ! », remarque Antoine. Tous trois s’accordent en réalité sur l’importance et l’urgence de leur démarche. « Une personne rencontrée, c’est une intention de prière supplémentaire », concluent-ils finalement. Sans y prendre garde, par leur chapelet égrené, leurs pas et leurs sourires, ils relient, à la suite du Christ, la Terre et le Ciel. 

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Les kilomètres défilent jusqu’à Broglie, son église, son château et ses jardins suspendus. Une des premières maisons croisées, à l’entrée d’un lotissement entouré de verdure, ouvre sa terrasse aux trois compères. Le pain et le jambon se sont transformés en quelques secondes en un repas au soleil garni de viande, de purée, de glaces, de jus de fruits, et surtout d’une discussion profonde : du handicap à la maladie, de la famille à la foi. Tout y passe. À la fin du repas, le couple les conduit vers le garage : « Venez voir nos tracteurs et notre caravane ! ». Le moteur des années cinquante vrombit et la roulotte fait rêver les jeunes voyageurs. « Vous la prendrez pour votre prochain pèlerinage ! », propose l’hôte aux drôles de visiteurs 

Les embrassades se concluent par un cadeau pour le foyer : deux médailles miraculeuses – le trio en a prévu une pour chaque personne rencontrée. L’occasion de demander avec douceur les intentions de prières de chacun. L’échange amical devient alors cœur à cœur à tel point que le couple se fige, immobile, et suit du regard, depuis l’entrée de leur maison, les pèlerins repartir. Ils restent ainsi jusqu’à la disparition des trois compères derrière une haie.

La prière comme pivot

Antoine, Alma et Pierre forment en réalité un quatuor. L’observateur attentif le comprend quotidiennement lorsque le trio s’arrête, à genoux, dans une église déserte où vacille parfois une lumière rouge, souvent électrique. Trente minutes plus tard, ils en sortent toujours silencieux. La route reprend calme, sereine, légère. Ce ne sont ni les arbres, ni les colombages, ni les champs moissonnés mais quelqu’un qui les plonge tous trois dans la contemplation. « Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse », enseigne sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Tags:
PèlerinageThérèse de Lisieux
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