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Ce qu’il y a derrière chaque école catholique

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Pascal Deloche / GODONG

Jeanne Larghero - publié le 22/09/23

Avant d’être une institution, une école catholique, c’est toujours la réponse de cœurs généreux aux besoins des petits frères et sœurs que la Providence met sur leur chemin, rappelle la philosophe Jeanne Larghero.

Déjà un mois qu’élèves et professeurs ont fait leur rentrée scolaire : chacun a trouvé sa classe, rencontré ses professeurs, découvert ses élèves. Les réunions de parents se sont enchaînées, le train est maintenant sur ses rails. La routine scolaire est à peu près la même d’une école à une autre, et pourtant il serait dommage de passer à côté de ce qui fait la marque même de l’enseignement catholique : le caractère absolument unique de chaque école. 

Regardez l’histoire des écoles catholiques, remontez aux sources de la fondation des écoles que vous connaissez. À l’origine de chacune d’elle, vous trouverez quelqu’un qui s’est passionné pour la jeunesse, quelqu’un dont le cœur a répondu à un appel particulier, dont le cœur s’est ému des besoins criants du coin de sa rue. C’est une Madeleine Daniélou qui comprend que les femmes qu’elle côtoie se doivent d’être nourries intellectuellement, et que ceci est valable pour toute femme : la maternité ou la vie sociale ne suffisent pas à construire l’intelligence et à ressourcer le cœur. Ses écoles se multiplient. 

Une école catholique, c’est toujours la réponse de cœurs généreux aux besoins des petits frères et sœurs que la Providence met sur leur chemin.

C’est un Daniel Brottier, revenu du front, et qui malgré sa santé défaillante et ses maux de tête incessants, consacre toute son énergie à redonner confiance à des jeunes garçons au bord de la rupture : la maison d’Auteuil qu’il se voit confier réunit cent soixante-dix garçons, quasiment livrés à eux-mêmes dans un institut menacé de fermeture. Une œuvre immense se déploie. Mais avant lui, c’est un Louis Roussel, qui quelques années auparavant met à l’abri une poignée de  jeunes garçons que la pauvreté et l’exode rural ont jeté à la rue : l’abbé Roussel entreprend de leur faire préparer leur première communion en trois mois, et donc de leur apprendre à lire et à écrire, ainsi qu’à exercer un métier. Ateliers de cordonnerie, serrurerie, menuiserie sont créés dans la maison toute délabrée que le diocèse a bien voulu lui confier et qu’il devra retaper du sol au plafond. La première maison des orphelins apprentis d’Auteuil venait de naître. Quatre cent établissements à ce jour !

Répandre la joie

C’est aussi un Jean Bosco qui ne se résout pas à voir sombrer les adolescents de Turin dans la délinquance. Et le voilà qu’il leur trouve un toit, une activité, leur fournit de l’instruction, convaincu que chacun grandit davantage quand il est entouré d’amour que lorsqu’il est puni. La congrégation salésienne est née : aujourd’hui, 1,2 millions d’élèves partout dans le monde. C’est une Madeleine-Sophie Barat qui, au lendemain de la Révolution française, se désole à l’idée que tant d’âmes puissent être privées de la joie de connaître Jésus. Elle comprend que la sphère d’influence des femmes est prodigieuse, et toute jeune fille est appelée à recevoir l’instruction qui lui permettra d’exercer utilement cette influence. Elle éduquera les jeunes filles des quartiers bourgeois, écoles payantes, grâce auxquelles elle ouvrira de nombreuses écoles gratuites pour donner un métier aux filles que la misère aurait condamnées à la prostitution. Quand Madeleine-Sophie Barat s’éteint, 99 écoles ont été fondées aux quatre coins du monde, des milliers de jeunes filles forment la congrégation du Sacré-Cœur. 

La réponse de cœurs généreux

Il en est de même pour toutes les écoles diocésaines qui parsèment notre territoire. À chaque fois, quelques-uns se sont émus des besoins spécifiques de ce quartier, de ces familles du bout de la rue, de ce petit territoire particulier, et une école sort de terre. C’est ainsi : l’école catholique n’est pas une grande coquille planétaire qui brasserait de la jeunesse à la pelle. Une école catholique, c’est toujours la réponse de cœurs généreux aux besoins des petits frères et sœurs que la Providence met sur leur chemin. Aujourd’hui les jeunes que nous connaissons vivent des formes de pauvreté nouvelle : isolement, solitude, fragilités psychologiques, harcèlement. Plus que jamais la mission des écoles catholiques se confirme : aller de tout son cœur vers les mains tendues.

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