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Amédée Benoit, le missionnaire qui vaut bien une icône

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OPM

Une icône pour le père Amédée Benoit.

Bérengère de Portzamparc - publié le 10/10/23

Une icône hagiographique représentant le père Amédée Benoit a été installée lundi 9 octobre dans la maison de Lorette à Lyon où a vécu Pauline Jaricot. L’occasion de découvrir l’histoire de ce prêtre, martyr pour sa foi.

Une vie donnée à Dieu, dans le martyr, mais une vie belle, une vie d’amour de son prochain, c’est ce que l’icône hagiographique installée ce 9 octobre à la maison de Lorette à Lyon, où vécut Pauline Jaricot, donne à voir du père Amédée Benoit, prêtre missionnaire mort en martyr au Vietnam en 1954.  Pour fêter ce beau moment, une messe a tout d’abord été célébrée par le père Dominique N’Guyen, aumônier national de la communauté vietnamienne, et par le père Benoît Campion, prêtre du Mouvement des Focolari, aux intentions de l’Église du Vietnam. À l’issue de cette messe, l’icône qui se trouvait devant l’autel pendant la célébration, a ensuite été installée dans la salle des martyrs et sera désormais visible par tous ceux qui viennent découvrir la maison de Pauline Jaricot où l’on peut notamment se recueillir dans sa chambre. 

Cette icône faite d’or et de peinture, est dite byzantine car elle utilise la technique de la tempéra à l’œuf. Elle est “hagiographique” car on y retrouve plusieurs éléments marquants de la vie du père Amédée Benoît : son baptême à l’église saint Irénée de Lyon, ses pèlerinages au Puy en Velay avec les jeunes Cœurs Vaillants, son départ en mission, sa vie de paroisse au Vietnam puis sa mort en martyr en 1954. 

Porteur d’un message missionnaire

Cela faisait plusieurs années que la famille du père Amédée Benoit souhaitait rendre hommage à son aïeul, mort au Vietnam dans les années 1950, et déclaré témoin de la foi par le pape saint Jean Paul II le 7 mai 2000. Ils ont très vite pensé à l’artiste Laurence Pierson-Bonenberger qui écrit des icônes depuis 30 ans, et qui a réalisé sa première icône hagiographique avec Pauline Jaricot, à l’occasion de sa béatification à Lyon le 22 mai 2022, pour réaliser cette œuvre et faire mieux connaître la vie et le martyr de ce prêtre missionnaire du XXe siècle. 

Qui est donc cet Amédée Benoît, témoin et porteur d’un message missionnaire ? Né à Lyon en 1913, il est ordonné prêtre le 22 mai 1937 et passe ses huit premières années de sacerdoce dans le diocèse de Lyon. En 1945, il décide d’entrer aux Missions Étrangères et rapidement il est envoyé en Indochine pour y apprendre le vietnamien puis devenir vicaire et aumônier de garnison. Bien que taiseux et réservé, il va vite être apprécié par ses paroissiens et gagner la confiance de tous ceux qui l’approchent et qui découvrent en lui une âme ardente et généreuse. Partout où il passe, le Père Benoît n’épargne pas sa peine pour prêcher, confesser, catéchiser les enfants, visiter les malades, soulager les misères physiques et morales, sans oublier les soldats des postes militaires voisins.

Mort le chapelet à la main

Le 23 juillet 1954, ayant appris qu’un soldat du poste voisin avait été mortellement blessé, le père Benoît se rend aussitôt à bicyclette à son chevet. Le lendemain, il décide de transporter le corps du soldat à Tra-kiêu afin de procéder à ses funérailles. Mais sur la route, alors qu’un cortège porte le corps sur un brancard, et que le prêtre le suit en récitant son chapelet, le groupe est attaqué par sept Vietminh, dont l’un va tirer à bout portant sur le père Amédée. Atteint de plusieurs balles en pleine poitrine, il succombe rapidement, le 24 juillet 1954. Par la suite, trois religieuses Amantes de la Croix, très courageuses, se font accompagner par quelques chrétiens pour aller chercher le corps de leur curé, et l’inhumer près de l’église de Tra-kiêu. C’est ce que l’on peut notamment voir sur l’icône. 

Cette auréole est symbole de grande piété et de grande foi, ce dont assurément le père Amédée Benoît est porteur.

Cette vie donnée à Dieu, dans le martyr, est notamment symbolisée sur l’icône par la palme qu’il tient dans une main et le chapelet dans l’autre. ‘S’il porte aussi une auréole, alors qu’il n’est pas déclaré encore bienheureux, c’est parce que dans la traduction byzantine iconographique dont je me suis inspirée pour cette icône, cette auréole est symbole de grande piété et de grande foi, ce dont assurément le père Amédée Benoît est porteur », explique à Aleteia l’artiste. 

Pour découvrir l »icône du père Amédée Benoit, il suffit de se rendre à la maison de Lorette, à Lyon, où vous pourrez également découvrir celle de Pauline Jaricot, qui se trouve quant à elle dans la chapelle sainte Philomène, jouxtant la maison. La mission a des visages, et ceux-ci rayonnent dans l’art iconographique.

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