Aleteia logoAleteia logoAleteia
Mardi 31 janvier |
Aleteia logo
Actualités
separateurCreated with Sketch.

Guy Coponet, témoin privilégié du martyre du père Hamel

Article réservé aux membres Aleteia Premium
WEB2-SOEUR-DANIELE-GUY-COPONET-SAINT-ETIENNE-DU-ROUVRAY-AFP-000_9GF4MA.jpg

JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Sœur Danièle (à gauche) et Guy Coponet (à droite) deux des cinq témoins de l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Agnès Pinard Legry - publié le 16/02/22

Auditionné ce jeudi 17 février dans le cadre du procès de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, Guy Coponet, 92 ans, est un miraculé. Grièvement blessé par les terroristes, il a été sauvé in extremis par les forces de l’ordre. Aujourd’hui, s’il aspire à comprendre la spirale qui a pu mener deux jeunes à un tel acte, Guy Coponet espère surtout "un pardon de ceux qui ont provoqué tout ça".

Son témoignage promet d’être aussi bouleversant que douloureux. Guy Coponet, qui est l’un des cinq témoins oculaires de l’assassinat du père Jacques Hamel et qui s’est constitué partie civile dans le procès de l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, est appelé à témoigner ce jeudi 17 février devant la cour spéciale d’assises. Première audition de la journée, ses mots vont résonner dès 9h30 dans le palais de justice de Paris.

Le 26 juillet 2016, quasiment à la même heure, Guy Coponet, fidèle paroissien de Saint-Étienne-du-Rouvray, assiste avec son épouse Janine à la messe de semaine célébrée par le père Jacques Hamel. Vacances scolaires obligent, il y a moins de monde que d’habitude. Seulement lui, son épouse Janine et trois religieuses, sœurs Danièle, Hélène et Huguette. La messe se déroule sereinement quand tout à coup Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean, les deux terroristes, surgissent. L’un va se précipiter sur le père Hamel, tandis que l’autre met un smartphone dans ses mains et le contraint à filmer la scène. Il a alors 87 ans.

Le prêtre refuse de s’agenouiller, tombe à la renverse et repousse son agresseur à coups de pied en lui criant « Va-t’en Satan ». Il est égorgé. Puis c’est au tour de Guy Coponet d’être poignardé, au bras, dans le dos et à la gorge. Il s’effondre sous les yeux de son épouse Janine. Pendant 45 minutes il va « faire le mort », sans bouger, une main pressant son cou pour retenir le sang qui jaillit. Ce réflexe lui a d’ailleurs « probablement sauvé la vie », a d’ailleurs témoigné un médecin légiste ce mercredi. « J’ai serré le mieux que je pouvais la gorge pour éviter que ça saigne de trop et puis j’ai fait le mort. J’ai surtout éviter de bouger pour qu’ils viennent pas me finir, Dieu merci », a-t-il confié en début de semaine au micro de France bleu.

Lors de son audition le médecin légiste a également expliqué devant la cour d’assises avoir été frappé par le « calme incroyable » de Guy Coponet lorsqu’il l’a vu sur son lit d’hôpital, « capable de relater tout ce qui s’était passé avec une incroyable précision », et par « la rapidité de sa récupération ». Sa blessure, dont il garde encore aujourd’hui une plaie de plus de vingt centimètres au cou, est bien « compatible avec une tentative d’égorgement », le mode opératoire prôné par l’État islamique dont se réclamaient les deux assaillants, a aussi précisé le médecin.

Recevoir le pardon et être prêt à pardonner

Ce jeudi, devant la cour d’assises spéciale de Paris, Guy Coponet va donc témoigner. Pour que la justice suive son cours. Parce qu’il s’est constitué partie civile. Pour sa femme, Janine, décédé l’année dernière. Pour comprendre, peut-être, ce qui a pu amener deux jeunes à tomber dans cette spirale infernale. Mais qu’espère-t-il ? Dès l’ouverture du procès il glissait à la presse : « Peut-être qu’on aura un pardon de ceux qui ont provoqué tout ça […] Il faudrait que ça aille jusque-là ». Son espérance ? Que cela permettre de « régler le problème une bonne fois pour toutes » et que « ceux qui sont responsables [puissent] demander pardon à tous ceux à qui ils ont fait de la peine ».

Un pardon qui va dans les deux sens. S’il espère un pardon des accusés, lui aussi est prêt à pardonner. « Vous savez, si on ne pardonne pas, ça devient de la haine », confiait-il. « Si on veut semer la paix, il faut faire le nécessaire pour pardonner. Comme dirait le Seigneur, ‘pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font' ».

La suite est réservée aux membres Aleteia Premium

Vous êtes déjà membre ?

Gratuit et sans aucun engagement :
vous pouvez résilier à tout moment

et je bénéficie des avantages suivants

Aucun engagement : vous pouvez résilier à tout moment

1.

Accès illimité à tous les contenus « Premium »

2.

Accès exclusif à la publication de commentaires

3.

Publicité limitée aux partenaires de Aleteia

4.

Accès exclusif à notre prestigieuse revue de presse internationale

5.

Réception exclusive de la newsletter “La lettre du Vatican”

6.

550 monastères accueilleront vos intentions et les porteront dans leur prière quotidienne

Et vous soutenez le média qui porte vos valeurs chrétiennes
Et vous soutenez le média qui porte vos valeurs chrétiennes
Tags:
Jacques HamelJusticeprocèsSaint Etienne Du Rouvray
Soutenez l’aventure missionnaire qu’est Aleteia !

Vous n’avez jamais fait un don à Aleteia ?  De grâce, faites-le, maintenant.

Aleteia se doit d’être gratuit : les missionnaires ne font pas payer l’évangélisation qu’ils apportent. Grâce à cette gratuité, chaque mois 10 à 20 millions d’hommes et de femmes - majoritairement des jeunes -, visitent la cathédrale virtuelle qu’est Aleteia. Mais vous le savez, si l’entrée de nos églises n’est pas payante, c’est parce que les fidèles y donnent à la quête.

L’évangélisation de l’univers Internet est le défi crucial de l’annonce de l’Évangile en notre temps. Et voici que Aleteia - de loin le premier site Internet catholique au monde -, voici que, Dieu aidant, Aleteia excelle à remplir cette mission. Mais, problème, seuls 2% de ses lecteurs fidèles donnent au moment de la quête…

Vous aimez Aleteia ? Vous voulez être de l’aventure missionnaire qu’est Aleteia ?

Alors, sans attendre, aujourd’hui même, donnez !

*avec déduction fiscale