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Une téléconsultation est désormais suffisante pour une IVG médicamenteuse

TELECONSULTATION

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Agnès Pinard Legry - published on 21/02/22 - updated on 21/02/22

Un décret publié le 19 février pérennise la possibilité d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse sur simple téléconsultation. Ce dispositif avait été initialement mis en place à titre exceptionnel pour la durée du régime de sortie de crise sanitaire uniquement.

Ce qui était censé être une exception est devenu ce samedi 19 février, en toute discrétion, la règle. Un décret pérennisant la téléconsultation médicale pour une interruption volontaire de grossesse (IVG) a été publié au Journal officiel. Cette mesure avait été décidée lors du premier confinement par Olivier Véran, le ministre de la Santé, au prétexte que « ce contexte exceptionnel ne d[evait] toutefois pas remettre en question nos valeurs les plus fondamentales : celles de l’émancipation des femmes et de leur droit à disposer de leur corps ». Soit. Cette mesure a ensuite été prolongée pendant toute la durée du régime de sortie de crise sanitaire, c’est-à-dire jusqu’au 31 juillet 2022.

Mais loin de se limiter à une période déterminée, le décret publié le 19 février pérennise tout simplement le dispositif. « Le texte modifie les conditions de réalisation des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse réalisées en dehors des établissements de santé, en permettant que ces interruptions volontaires de grossesse puissent avoir lieu jusqu’à sept semaines de grossesse contre cinq actuellement et en téléconsultation, avec délivrance des médicaments en pharmacie d’officine et en supprimant la première prise obligatoire de médicament devant le professionnel de santé », peut-on lire.

Là où il fallait normalement se rendre trois fois en cabinet ou à l’hôpital (pour examen médical, pour la prescription du médicament abortif, puis pour un contrôle post-IVG), il n’est désormais plus du tout obligatoire de se rendre chez le médecin. L’ordonnance sera désormais délivrée par téléconsultation et les médicaments abortifs disponibles en pharmacie de ville.

Un autre changement notable en matière d’IVG devrait intervenir ce mercredi 23 février avec le vote définitif par les députés, de la proposition de loi visant à « renforcer le droit à l’avortement » et qui prolonge le délai pour avorter de douze à quatorze semaines, c’est-à-dire au-delà des fameux trois mois, date de la première échographie obligatoire.

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