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Revue de presse : La Pologne va enquêter sur des prêtres décédés durant le communisme

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CC BY-SA 2.5 I masti - Praca własna

Mémorial des personnes tuées ou portées disparues en URSS situé à côté de l'église saint-Charles Borromée de Powązki (Pologne).

La rédaction d'Aleteia - publié le 29/06/22

Chaque jour, Aleteia vous propose une sélection d'articles de la presse internationale concernant l'Église et les grands débats qui préoccupent les catholiques à travers le monde. Les opinions et les points de vue exprimés dans ces articles ne sont pas ceux de la rédaction.

1La Pologne rouvre les dossiers de prêtres décédés durant le communisme

L’organisme historique de l’État polonais, l’Institut de la mémoire nationale (IPN), qui n’est pas seulement consultatif mais dispose de pouvoirs judiciaires, déclare qu’il se prépare à reprendre les enquêtes sur les prêtres décédés dans des circonstances suspectes à l’époque communiste. Des analyses portent sur des cas de prêtres morts dans les années 1980 et de militants de l’opposition anticommuniste, a déclaré le président de l’Institut à la radio publique Polskie Radio, ajoutant qu’il espère que la reprise officielle des enquêtes sera bientôt annoncée. Les cas de trois prêtres décédés en 1989 sont étudiés avec une attention particulière. L’un d’entre eux, le père Stefan Niedzielak, avait été une figure marquante de la commémoration du massacre des officiers polonais par les Soviétiques à Katyn. Sa mort a été officiellement considérée comme un accident, mais certains historiens pensent qu’il a été délibérément tué par les services de sécurité, qui l’avaient auparavant menacé. « Certains doutes me font revenir sur des sujets inexplorés », a expliqué le président de l’Institut, qui pense que l’enquête prendra plusieurs mois.

Notes from Poland, anglais

Le cardinal hongrois Péter Erdő, archevêque d’Esztergom-Budapest, pourrait bien devenir l’un des principaux candidats à la succession du pape François, estime le Catholic Herald. Ce journal diffusé dans les paroisses londoniennes présente ce cardinal polyglotte comme un candidat alternatif au cardinal Tagle, qui, lui, “s’alignerait certainement sur la position plus libérale adoptée par le pape actuel”. Une éventuelle élection du cardinal philippin au Siège de Pierre témoignerait de l’évolution démographique de l’Église, mais « l’élection d’un pape hongrois, en revanche, serait d’une importance capitale compte tenu du rideau de fer culturel qui sépare une Europe occidentale déchristianisée d’une Europe orientale en voie de rechristianisation ». Le cardinal Erdő, qui était déjà papabile lors du conclave de 2013, est considéré comme traditionnel mais il est également respecté par des libéraux comme le Saint-Père, « ce qui suggère qu’il pourrait être une force unificatrice au sein de l’Église ». Son rôle de rapporteur lors des Synodes sur la famille et son ouverture au dialogue avec les orthodoxes lui donnent aussi l’envergure d’un pontife potentiel. Mais le risque d’instrumentalisation d’un pape hongrois par le Premier ministre populiste Viktor Orban demeure réel, et cela pourrait entretenir une forme de « guerre culturelle permanente » entre l’Europe centrale et l’Ouest.

Catholic Herald, anglais

370 ordinations du diocèse de Guadalajara (Mexique) : une célébration « historique »

La sécularisation de la société est une réalité indéniable, à laquelle, malheureusement, les séminaires n’échappent pas. En effet, l’un de ses effets les plus évidents, avec la chute du nombre de demandes de sacrements, est de décourager les vocations sacerdotales. Cela rend d’autant plus étonnantes les statistiques de l’archidiocèse de Guadalajara, dans lequel 70 jeunes hommes sont devenus prêtres cette année. La célébration a été qualifiée d' »historique » par l’Église mexicaine elle-même, mais ces données sont en fait liées à un changement de l’organisation académique au séminaire, qui a provoqué il y a quelques années un chevauchement des étudiants de fin de premier cycle et de début de second cycle, avec donc un groupe plus important que d’habitude à la sortie. Néanmoins, cela reste une fierté et un casse-tête logistique pour le diocèse, qui a dû étaler les cérémonies entre le 3 et le 5 juin afin de pouvoir accueillir les proches et les familles des nouveaux prêtres, parmi lesquels près d’un tiers proviennent de milieux touchés par la pauvreté ou la violence. Au cours de ses homélies, le cardinal José Francisco Robles Ortega, archevêque de Guadalajara, a expliqué que le prêtre « n’appartient pas à une caste spéciale ou privilégiée, mais qu’il est un homme choisi par Dieu, pris parmi ses frères les hommes, pour les servir ». Les 70 nouveaux ordonnés seront maintenant envoyés dans les paroisses de ce diocèse qui compte quatre millions d’habitants.

Alfa & Omega, espagnol

4Une année complète de préparation au mariage est-elle une idée réaliste ?

Après la publication du document du Vatican sur l’itinéraire catéchuménal sur la préparation au mariage, qui suggère un parcours de préparation au mariage sur une année entière, le service de pastorale familiale du diocèse de Tyler souligne le besoin d’une certaine souplesse dans l’approche des situations spécifiques de chaque couple. « Nous ne pouvons pas simplement envoyer des couples suivre un programme et nous attendre à ce que ce soit la chose qui leur permette d’avoir un mariage heureux, sain et saint », explique Deanna Johnston, qui a participé à la Rencontre mondiale des familles organisée la semaine dernière à Rome. L’amitié avec d’autres couples, par exemple dans le cadre d’un parcours biblique, peut aussi constituer un support précieux dans le développement d’une relation. Le mari de Deanna Johnston, Michael, est le directeur du département de théologie d’un lycée catholique. Selon lui, une année de formation pour un engagement à vie ne semble pas déraisonnable, mais lui et ses collègues essaient de commencer encore plus tôt, en préparant les adolescents à une relation matrimoniale réussie dans le futur, en « les formant à la théologie morale, à l’histoire de l’Église et à l’éthique, de manière à ce qu’ils aient une orientation vers ce qu’est le mariage” durant la période de structuration de leur affectivité.

National Catholic Register, anglais

5Un film de Scorsese se penche sur l’attitude de l’Église vis-à-vis des personnes homosexuelles

Le célèbre réalisateur Martin Scorsese, auteur notamment du film Silence sur les martyrs jésuites au Japon, s’est associé au père James Martin pour se pencher sur la relation des personnes homosexuelles avec l’Église à travers le documentaire Building a bridge, « Construire un pont ». Dans les années 1950, les homosexuels, tout comme les communistes, étaient perçus comme des « extraterrestres » à combattre. Face à la norme de « masculinité de taureau enragé » qui était habituelle à l’époque, les rares cas d’homosexualité suspecte ou déclarée pouvaient engendrer des représailles physiques, globalement perçues comme légitimes par la communauté, raconte Martin Scorsese en revenant sur l’histoire de sa propre famille et des menaces subies par l’un de ses cousins. Le père James Martin, un jésuite très médiatique qui fut conseiller de Scorsese sur le tournage du film Silence, se mobilise depuis la tuerie d’Orlando, en 2016, pour une meilleure inclusion des personnes LGBT au sein de l’Église. Il n’appelle pas à ce que l’Église change de doctrine sur la promotion de la vie et de la famille traditionnelle, mais il souhaite que les homosexuels soient abordés avec « respect, compassion et sensibilité ». Martin Scorsese, lui-même profondément croyant, a voulu soutenir sa démarche en montrant que « l’accueil de l’étranger » ou de celui qui est différent devrait être la base d’un comportement réellement catholique.

The New Yorker, anglais

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