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Un chouchou parmi mes petits-enfants ? Pas du tout !

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fizkes I Shutterstock

Caroline Moulinet - publié le 21/07/22

L'été est souvent un temps privilégié où les grands-parents passent du temps avec leurs petits-enfants. Pourtant, devant la variété des tempéraments de chaque enfant, il arrive que les grands-parents, consciemment ou non, aient tendance à privilégier certains plus que d’autres. Un petit-enfant préféré, est-ce un problème pour l'équilibre familial ?

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« Spontanément, les grands-parents aiment leurs petits-enfants », confie Françoise. « Ils sont notre prolongation, aussi un peu de notre chair. Après, il est vrai qu’avec des grandes fratries, il peut y avoir plus d’affinités pour l’un ou l’autre… » Sylvie abonde : « Ce qui est important d’abord, c’est de savoir si on a un chouchou, de l’admettre, dans son for intérieur, pour mieux adapter son comportement ensuite. » 

Selon les caractères de chaque enfant, la variété des tempéraments, les différents langages de l’amour, les besoins et les attentes ne sont pas les mêmes. Françoise précise aussi : « Curieusement ces affinités se déplacent. Untel avec qui on ne s’entendait pas devient le chouchou momentané. Ce qui est important, c’est que les autres n’en prennent pas ombrage. » La question plus profonde est plutôt : chaque petit-enfant se sent-il aimé ?

Chaque petit-enfant se sent-il aimé ?

Françoise explique : « Je me rappelle avoir fustigé l’un de mes petits-enfants que je trouvais très peureux alors que ses cousins et sœurs grimpaient sans souci sur les colonnes de Buren. Je me suis rendue compte que j’y avais été un peu fort et il a dit à sa cousine que je ne l’aimais pas. Cela m’a fait beaucoup réfléchir. » Finalement, il ne s’agit pas de moins aimer celui qui est déjà apprécié, mais d’apprendre à mieux aimer ceux qui correspondent moins aux attentes des grands-parents. 

Bernard confesse que son petit-fils lui rappelle tant sa propre fille, aussi bien par sa physionomie que par sa vivacité, qu’il a du mal à ne pas s’émouvoir davantage des succès de ce petit-enfant. Pas de culpabilité excessive pourtant, être grand-parent s’apprend au fil des années : « Comme je ne suis pas à l’aise avec les tout-petits, progressivement, j’ai demandé à mes propres enfants davantage de nouvelles de mes petits-enfants. Parfois j’ai découvert des caractères, et des talents, que je n’avais pas soupçonnés ! »

Les discussions d’adulte à adulte – entre les grands-parents et leurs propres enfants – permettent à ces derniers d’exprimer leurs inquiétudes. Marie-Anne raconte : « Mon dernier gendre s’interrogeait sur la manière dont nous allions accueillir le 19e petit-enfant qui est pour lui leur premier enfant, car nous avons une certaine habitude des nouveau-nés avec quatre venus au monde rien que cette année. J’ai pu le rassurer, mon désir étant d’accueillir ce 19e petit-enfant comme le miracle d’une vie nouvelle, comme un 19e chouchou ! » Elle poursuit : « Nous sommes débordés mais c’est grâce à notre désir que Dieu va élargir notre cœur. »

Je pense que c’est l’Esprit qui m’inspire ces petites attentions.

« Avoir une attention particulière pour un anniversaire, chanter une berceuse sur la balancelle avec l’un, faire une course de bouées, chatouiller les pieds d’un autre, faire les plans de la cabane avec un grand, puis une petite course en ville avec un plus jeune… Je pense que c’est l’Esprit qui m’inspire ces petites attentions. Et quand j’oublie…, c’est quand je ne compte que sur moi ! », sourit Marie-Anne.

Aimer chacun en particulier et dans ses particularités, un chemin qui demande aux grands-parents de décider chaque jour de regarder leurs petits-enfants avec des yeux nouveaux, émerveillés. Là se trouve le don de l’amour de Dieu qui fait de chacun celui qui a du prix à ses yeux.

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