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Face à la misère, n’ayons pas peur d’interpeller Dieu !

Senzatetto donna con segno dormire sotto il ponte vicino al binario ferroviario

Monstar Studio | Shutterstock

Image d'illustration

Jean-Michel Castaing - publié le 21/05/23

Sur le trottoir, c'est le regard de ce jeune qui bouscule ma conscience, mais pour lui, je n'ai pas de solution. En priant pour nos frères défavorisés, Dieu nous aide à leur porter secours.

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Il n’est pas rare de croiser dans certaines rues des centres-villes de nos agglomérations, des personnes sans-domicile, parfois jeunes. Le chrétien ne peut rester indifférent devant cette réalité. Depuis que le Christ s’est identifié aux plus malheureux des hommes, l’attention à la pauvreté et à la misère est un marqueur du chrétien. La rencontre de sans-domicile au sein de nos villes opulentes et vouées au consumérisme est un crève-cœur pour le disciple de Jésus. Il se souvient des paroles du Maître : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger » (Mt 25, 35). Le miséreux qu’il a devant les yeux, c’est le Christ en personne qui réclame de l’aide ! Comment son disciple pourrait-il rester sans rien faire ?

Nous nous sentons souvent impuissants face à la misère

Mais précisément, que faire ? Donner la pièce ? Parfois, nous sommes tentés de vouloir conditionner notre don en argent à l’usage qu’en fera la personne. Donner un sandwich ? Proposer d’héberger le sans-domicile ? Cela ne s’improvise pas au pied levé. Si bien que souvent, après avoir souri au malheureux, nous le quittons avec le sentiment d’être passé à côté d’une mission à accomplir. 

Ce sentiment de culpabilité ne sera bénéfique que s’il stimule notre imagination en nous faisant chercher des solutions à la misère scandaleuse dans laquelle croupissent encore trop d’hommes et de femmes.

C’est alors qu’une certaine culpabilité peut nous tenailler. Cette affection n’est pas mauvaise : elle est le signe que nous ne sommes pas résignés à la misère de nos frères et sœurs. Toutefois, ce sentiment de culpabilité ne sera bénéfique que s’il stimule notre imagination en nous faisant chercher des solutions à la misère scandaleuse dans laquelle croupissent encore trop d’hommes et de femmes.

Cependant, dans l’immédiat, sur le trottoir, c’est un regard qui m’a frappé, interpellé, affecté. C’est le visage de ce jeune qui a bousculé ma conscience. Et pour lui, je n’ai pas de solution. Alors que c’est à lui en particulier, bien loin des idées générales et des théories, que j’aimerais porter secours. Alors, la même question revient, lancinante : que faire ?

Demander à Dieu de sanctifier son Nom sur la terre

C’est ici qu’il convient de se souvenir qu’en tant que chrétiens, nous ne cheminons pas tous seuls dans l’existence. Nous sommes accompagnés. Et pas par n’importe qui : par Dieu Lui-même ! Dans ces conditions, pourquoi ne pas interpeller notre Compagnon d’existence, Le prier au sujet de ce jeune à la rue ? Après tout, c’est Son enfant ! Et puis, Dieu est tout-puissant. Si j’ai ressenti dans un premier temps toute mon impuissance à secourir efficacement le sans-domicile, pourquoi ne pas en confier la tâche à Dieu ? 

Un jeune qui vit dans la rue est une atteinte à la sanctification du Nom divin de Père sur notre terre.

Or, le moyen de ce transfert de tâche s’appelle la prière. Par exemple, la première demande du « Notre Père » : « Que ton nom soit sanctifié sur la terre comme au ciel » est tout à fait indiquée à cette fin. En effet, le Nom de Dieu est « Père ». Aussi, sa paternité essentielle, celle qui le constitue dans son Être, est-elle bafouée quand Ses enfants vivent dans la déchéance, que celle-ci soit physique, morale, matérielle ou spirituelle.

Un jeune qui vit dans la rue est une atteinte à la sanctification du Nom divin de Père sur notre terre. Aussi, en priant Dieu qu’Il sanctifie son Nom, nous Lui demandons implicitement qu’Il nous inspire les gestes, les actes, les projets qui serviront à sortir les hommes de ces situations dégradantes. 

À notre demande, Dieu suscitera un secours que nous ignorerons 

La lutte contre la misère est autant le combat de Dieu que le nôtre. Car il s’agit, comme nous le disions plus haut, de Ses enfants. En priant Dieu, nous n’avons pas la prétention de Lui rappeler la condition dégradante de tant d’hommes et de femmes. Dieu a bonne mémoire et bonne vision ! Simplement, nous Le prions de nous donner la force et l’inspiration afin de travailler à ce que Ses enfants vivent sur cette terre comme les fils de roi qu’ils sont, et non dans des conditions indignes de leur statut d’enfants de Dieu. 

Avec Dieu, nous ne sommes jamais impuissants.

Le chrétien n’est pas seul pour accomplir la volonté de Dieu. Peut-être ne verra-t-il pas le résultat concret de sa prière au sujet du jeune qu’il a croisé dans la rue car un autre se sera chargé de lui porter secours. Mais cette aide, le tiers l’aura accomplie suite à la demande du priant. Aussi, en demandant la sanctification du Nom, ce dernier aura-t-il accompli son devoir d’humanité au poste modeste, mais décisif, qui était le sien.

Avec Dieu, nous ne sommes jamais impuissants. Grâce à la prière, nous avons le pouvoir d’infléchir toutes les situations, même si nous ignorons parfois les médiations dont le Tout-Puissant se servira pour cela. Avec Dieu à nos côtés, nous ne sommes jamais démunis. Quant à Lui, Il est fier de nous lorsque nous L’interpellons énergiquement en faveur de nos frères défavorisés. Dans ces cas-là, la timidité est contreproductive ! 

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PauvretéPrière
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