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Paris 2024 : la flamme olympique passera (aussi) par de hauts lieux de la chrétienté

FLAMME OLYMPIQUE

Philip FONG / AFP

Mathilde de Robien - publié le 23/06/23

Le parcours de la flamme olympique des Jeux 2024 a été dévoilé ce vendredi 23 juin. Si l’objectif premier est de mettre en lumière le patrimoine historique, naturel et architectural de la France, de nombreux lieux de pèlerinage bénéficieront d’un joli coup de projecteur.

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Le Mont Saint-Michel, Vézelay, Jeanne d’Arc à Orléans… L’été prochain, la flamme olympique fera rayonner certains lieux emblématiques des racines chrétiennes de la France. Sanctuaires, basiliques et cathédrales verront passer la flamme devant leurs portes, et qui sait, certains porteurs ou supporters oseront peut-être les pousser pour goûter à la présence de Dieu dans ces hauts lieux du christianisme.

Allumée le 16 avril 2024 à Olympie, en Grèce, là où se déroulaient les Jeux antiques, la flamme embarquera à bord du trois-mâts Belem et accostera à Marseille le 8 mai. Durant 68 jours, elle traversera une soixantaine de départements, avant de s’embraser le 26 juillet lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques à Paris, probablement du côté de la Tour Eiffel.

Les villes et les départements, qui ont déboursé la coquette somme de 180.000 euros pour accueillir la flamme le temps d’une journée sur leur territoire, pourront ainsi mettre en avant des sites réputés pour leur histoire (les grottes de Lascaux, Mémorial de Verdun, plages du Débarquement…), leur architecture (la cité médiévale de Carcassonne, le château de Versailles…), leur biodiversité (parc régional du Verdon, vallée du Mont-Blanc…), leurs trésors d’ingénierie (Viaduc de Millau, centre spatial de Kourou…) ou encore bien sûr leur engagement sportif (stade Bollaert de Lens, Centre National du Rugby à Marcoussis, stade Geoffroy-Guichard à saint Etienne…). « Des lieux d’exceptions typiques de notre patrimoine naturel et culturel », résume Tanguy Estanguet, directeur du comité d’organisation des jeux olympiques Paris 2024. Et visiblement, les organisateurs n’ont pas boudé les lieux empreints d’histoire chrétienne.

Le Mont Saint-Michel

Mont Saint-Michel

Alors que le Mont Saint-Michel fête cette année le millénaire de la première pierre de l’abbatiale, le sanctuaire sera de nouveau à l’honneur le 31 mai 2024. Il constitue en effet la dernière étape du parcours de la flamme dans le département de la Manche, où se dérouleront notamment les festivités. Lors d’une réunion d’organisation en février dernier, Thomas Velter, le directeur de l’établissement public Mont-Saint-Michel, a déclaré : « C’est tout naturellement que nous avons accepté. C’est l’occasion de faire rayonner le Mont-Saint-Michel aux yeux du monde entier. »

« Nous nous sommes posé la question de savoir s’il fallait ou non accueillir l’événement, mais l’idée de voir la flamme dans un lieu aussi emblématique et spirituel que le Mont-Saint-Michel nous a convaincus. Ce sera une véritable fête populaire », a renchéri Jean Morin, le président du Département.

Orléans et la maison de Jeanne d’Arc

Jeanne d'Arc
Statue de Jeanne d’Arc devant l’hôtel de ville d’Orléans.

Le 10 juillet, c’est le département du Loiret qui accueillera la flamme olympique. Orléans sera la ville étape, avec notamment un passage à la maison de Jeanne d’Arc. Maison qui appartenait à Jacques Boucher, trésorier général du duc d’Orléans, qui hébergea Jeanne d’Arc à Orléans lorsqu’elle vint libérer la ville en 1429, qui abrite aujourd’hui une salle multimédia et un centre de recherche et de documentation consacrés à Jeanne d’Arc. Une belle manière de reconnaître le rayonnement de la sainte d’Orléans.

Des abbayes : Charlieu et Jumièges

JUMIEGES 2

Les abbayes bénédictines ont visiblement la cote. Dans le département de la Loire, le 22 juin 2024, la flamme débutera son parcours à Charlieu. Un village médiéval qui recèle une magnifique abbaye fondée au IXe siècle, rattachée à l’ordre de Cluny en 932. Le 5 juillet, la flamme des JO traversera la Seine-Maritime, avec notamment un arrêt à Jumièges, petite ville de 2.000 âmes connue pour son ancienne abbaye bénédictine qualifiée de « plus belle ruine de France ». Fondée vers 654 par saint Philibert, l’abbaye de Jumièges est un des plus anciens et des plus importants monastères bénédictins de Normandie. Admirablement conservées, les ruines de l’abbatiale et de l’église saint Pierre sont un beau témoignage du rayonnement de l’Eglise à l’époque carolingienne.

Des cathédrales

CATHEDRALE-ROUEN.jpg
Cathédrale de Rouen

La flamme passera également dans des grandes villes telles que Marseille, Bordeaux, Reims, Amiens, Rouen, Chartres, Paris. S’il est déjà prévu qu’elle passe aux abords des cathédrales de Rouen et Chartres, aucune information ne permet de savoir si les autres cathédrales verront passer la flamme. A noter, c’est la ville de Chartres et sa métropole – et non le département d’Eure-et-Loir – qui a mis la main à la poche pour accueillir la flamme olympique.

Des basiliques

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La basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay.

Les basiliques ne sont pas en reste. Le 11 juillet, c’est Vézelay, haut lieu de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle, qui bénéficiera d’un petit coup de projecteur. Enfin, à la veille de la cérémonie d’ouverture, une ultime escale est prévue à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Nul doute que la basilique, dans laquelle sont enterrés les rois de France, veille de son ombre majestueuse sur l’événement.

Tags:
CathédraleFrancejeux olympiquesMont-Saint-Michel
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