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Les sacrées confitures des cisterciennes de Chemillé-en-Anjou !

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Abbaye Notre Dame des Gardes (Anjou)

Bérengère de Portzamparc - publié le 01/07/23

Pour la troisième année consécutive, les sœurs de l’abbaye de Notre-Dame des Gardes (Maine-et-Loire) participaient au concours général agricole pour leurs confitures, et pour la troisième fois, elles ont à nouveau été récompensées.

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Elles sont les reines des confitures depuis les années soixante ! Les cisterciennes de l’abbaye de Notre-Dame des Gardes, située à Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire), vivent au rythme de la règle de saint Benoît, « Ora et Labora », une vie simple, faite de prières et de travail. Et pour faire vivre cette communauté de 27 sœurs, âgées de 37 à 94 ans, sept d’entre elles travaillent au quotidien dans leur atelier de production, agrandi et modernisé en 2019, d’où sortent près de 70.000 pots de confiture chaque année, avec 23 parfums dont les confitures aux agrumes, leurs best-sellers. Si depuis la fin des années 90, les sœurs n’ont plus de vergers sur place, elles travaillent les fruits achetés aux producteurs locaux et toujours avec la même recette « à l’ancienne », c’est-à-dire des bons fruits, du sucre et une cuisson lente. 

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Jury à l’aveugle et pluie de médailles

C’est à l’occasion de l’agrandissement de leur atelier de production en 2019, qu’un des artisans, par ailleurs producteur, leur suggère de participer au concours général agricole. « Il nous a expliqué le principe et les démarches à suivre, et nous avons décidé de nous lancer », explique à Aleteia l’actuelle mère abbesse, sœur Annie. « Un responsable du concours est alors venu au monastère choisir au hasard quelques pots, les a mis sous scellées et les a envoyés au jury, à Paris, qui les a goûtés à l’aveugle ». Première participation en 2020, et premier double succès ! Médaille d’or pour l’orange amer et pour la griotte. « Seulement l’annonce du prix est tombée quelques jours avant le confinement, alors nous n’avons pas pu tellement communiquer sur cette réussite ».

Les variétés récompensées sont celles qui demandent le plus de travail, équilibre des acidités, des couleurs, des zestes…, il faut avoir un vrai « coup de main ».

« En 2021, concours annulé cause covid, nouvelle participation en 2022 et nouvelle médaille d’or pour l’orange amer, et médaille de bronze pour le citron vert. Et cette année, en 2023, nous venons d’obtenir une médaille d’argent pour l’orange amer ». « Nos sœurs productrices étaient un peu déçues de ne pas avoir l’or comme l’année dernière, mais le jury aurait trouvé nos zestes trop gros, pourtant ce sont les mêmes machines qui tranchent nos zestes. Sans doute ce sont les goûts des jurys qui se suivent et ne se ressemblent pas », sourit la mère abbesse, qui se félicite néanmoins de la reconnaissance des professionnels pour leurs produits et leur savoir-faire. « Les variétés récompensées sont celles qui demandent le plus de travail, équilibre des acidités, des couleurs, des zestes…, il faut avoir un vrai « coup de main » ». Et ce coup de main, les sœurs le doivent notamment à sœur Marie-Jeanne, 81 ans, qui œuvre toujours à la production, « depuis des années », et continue de transmettre son savoir-faire aux plus jeunes. 

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Sous les ors de la République

Si les moniales ne se rendent jamais au salon de l’agriculture, en revanche chaque année, le préfet du Maine-et-Loire organise une cérémonie en juin, dans les salons de la préfecture, pour les récompensés de son département. Cérémonie à laquelle se sont rendues les sœurs, ce vendredi 23 juin dernier, pour y recevoir leur prix. Engagée ailleurs, la mère abbesse s’est fait représenter par la sœur Marie-Jeanne, mère Béatrice, l’ancienne abbesse et sœur Marie-Stella, la responsable des expéditions. « Notre production s’exporte très bien, notamment via les magasins d’abbayes ou notre boutique en ligne, et plusieurs de nos confitures sont de vrais succès, avec ou sans médailles d’ailleurs ». 

Et la présence des religieuses à ce cocktail de remise des prix sous les ors de la République n’a choqué personne, bien au contraire. « Nos sœurs sont toujours étonnées de la spontanéité avec laquelle les gens viennent leur parler, voire même se confier très personnellement et très rapidement », raconte encore la mère abbesse. « Jusqu’au préfet qui a demandé quand est-ce qu’il pourrait venir visiter nos ateliers ! « , ajoute-t-elle, les yeux sur son agenda afin de trouver une date.

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