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La fille de Gianna Beretta Molla témoigne : « Ma mère m’a donné la vie deux fois »

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Avec l'autorisation de Pierluigi Molla

Sainte Gianna Beretta Molla avec Pierluigi et Mariolina (1958).

Silvia Lucchetti - Aline Iaschine - publié le 03/10/23

À l’occasion de l’anniversaire de la naissance de sainte Gianna Beretta Molla (1922-1962), Aleteia relaie le témoignage de sa fille, Gianna Emanuela Molla, pour qui elle a sacrifié sa vie. Un témoignage confié à la rédaction italienne de Aleteia.

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4 octobre 1922. Gianna Beretta naît à Magenta près de Milan, en Italie, dans une famille nombreuse, catholique pratiquante, dont elle est le dixième enfant. À l’âge de 5 ans et demi, Gianna fait sa première communion, et déjà, elle met le Seigneur au centre de sa vie. Après la mort de ses parents, à l’âge de 20 ans, elle s’inscrit à la Faculté de Médecine. Son but est de pouvoir rencontrer les malades et ceux qui souffrent, car elle voyait en eux le Christ lui-même. 

Cependant pour Gianna, le plus important est de prier. Elle aimait dire en effet à ses amies de l’Action Catholique : « Souvenons-nous que l’apostolat se fait avant tout à genoux ». Elle récitait tous les jours le chapelet, car c’était une habitude qu’elle avait acquise dès son enfance, et elle le priait souvent aussi pour sa vocation. 

C’est lors d’un pèlerinage à Lourdes qu’elle comprend qu’elle est appelée au mariage, et quelques années plus tard, en 1955, elle se marie avec Pietro Molla. Avec lui, elle échangera de nombreuses lettres d’amour pendant leurs fiançailles et leurs six ans de mariage. 

« Mes parents étaient vraiment ouverts à la vie »

En 1956 naît leur premier enfant, Pierluigi. Les grossesses de Gianna ne sont pas sans difficultés : elle aura deux autres filles, fera deux fausses couches puis donnera naissance à Gianna Emanuela. « Je suis sa sixième grossesse, en six ans de vie conjugale. Mes parents étaient vraiment ouverts à la vie », confie Gianna Emanuela à la rédaction italienne de Aleteia. 

C’est lors de cette dernière grossesse que les médecins diagnostiquent à Gianna un fibrome à l’utérus. Elle se retrouve alors face à la possibilité d’interrompre la grossesse, ce qu’elle n’aurait jamais accepté, ou d’enlever le fibrome, enceinte, mais avec le risque de mettre sa propre vie en danger. Gianna choisit cette deuxième option pour essayer de préserver la vie de son enfant à naître.

« Avant l’opération, ma maman a supplié le chirurgien de sauver la vie qu’elle portait, la mienne, et s’est confiée à la Providence », explique Gianna Emanuela. À son époux aussi, Gianna avait dit : « Pietro, si vous devez choisir entre moi et l’enfant, je l’exige, choisissez l’enfant. »

« Mon père, qui connaissait très bien la générosité de son épouse, son esprit de sacrifice, son caractère réfléchi et la force de ses décisions, a choisi de  respecter cette demande, même si elle pouvait avoir des conséquences extrêmement douloureuses pour lui et mes frères et sœurs », souligne Gianna Emanuela. 

« Ma mère m’a donné la vie deux fois »

Le 21 avril 1962, samedi saint, Gianna met au monde sa fille Gianna Emanuela. « Papa, dans sa longue vie, n’a jamais oublié le moment où maman m’a prise dans ses bras et m’a regardée avec une immense affection », raconte Gianna Emanuela. « Ma mère m’a vraiment donné la vie deux fois : lorsqu’elle m’a conçue et lorsqu’elle a permis que je vienne au monde, en choisissant ma vie plutôt que la sienne. »

Gianna-Beretta-Molla

Quelques heures après l’accouchement, le calvaire de Gianna commence, avec les complications redoutées. Elle meurt une semaine plus tard. Au début, la douleur est grande pour la famille. Elle le sera aussi pour Gianna Emanuela en grandissant, mais son père lui fait comprendre que pour sa mère, elle avait les mêmes droits à la vie que ses frères et sœurs déjà nés. 

« Ma maman savait qu’à ce moment-là, elle seule représentait l’instrument de la Divine Providence pour que je vienne au monde », explique-t-elle. « Plus tard, j’ai compris la grandeur du sacrifice qu’elle a fait pour moi. Elle a suivi l’exemple de Jésus, qui a dit : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » ».

Béatification et canonisation de Gianna Beretta Molla

Quelques années plus tard, la famille comprend plus encore ce que le Seigneur voulait pour Gianna, quand l’Église leur a demandé la permission de pouvoir ouvrir sa cause de béatification pour sa vie exemplaire et pour sa défense de la vie à naître. Le 24 avril 1994, 32 ans seulement après sa mort, elle a été proclamée « Bienheureuse » en tant que « Mère de famille » par saint Jean-Paul II, et dix ans plus tard, le 16 mai 2004, elle a été proclamée « Sainte ». 

« Un jour mon père m’a dit que si elle était restée avec nous, elle aurait continué à faire du bien à sa famille, à son prochain et à ses malades, mais que le Seigneur voulait que maman fasse du bien à beaucoup, beaucoup plus de personnes, dans de nombreuses parties du monde », confie Gianna Emanuela. 

De nombreuses grâces

Depuis sa béatification et sa canonisation, Gianna Beretta Molla est considérée comme la sainte patronne des médecins, des mères et des enfants à naître. Sa fille, Gianna Emanuela, a été invitée dans d’innombrables paroisses du monde entier pour témoigner de la vie de sa mère et de sa famille. 

« J’ai vraiment perdu le compte de toutes les grâces reçues dans le monde par l’intercession de ma mère ! » s’est-elle exclamée. Cependant, « je peux témoigner que la grâce la plus fréquente reçue par son intercession est le don d’un enfant ! Même après 7 ans et plus de mariage, même après plusieurs fausses couches. Combien de petites filles appelées « Gianna » je rencontre lors de mes voyages aux États-Unis !»

De nombreux couples mariés lui écrivent aussi la profonde gratitude qu’ils ont envers sa mère qui a transformé leur vie. Ils lui écrivent également leur désir de répandre sa dévotion, afin que par son intercession beaucoup d’autres personnes puissent bénéficier de ses grâces si spéciales. 

Gianna Emanuela confie : « Je ne sais vraiment pas comment remercier le Seigneur pour le don singulier et incommensurable – comme l’appelait toujours Papa – de nous avoir « donné » une Sainte Maman à mes frères et moi, et une Sainte Épouse à mon père, et de pouvoir partager ce cadeau avec le monde entier ! »

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