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Mgr Pizzaballa prêt à échanger sa vie contre celle des otages

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HAZEM BADER | AFP

Le patriarche Pierbattista Pizzaballa.

Cécile Séveirac - publié le 16/10/23

Le cardinal de Jérusalem, Mgr Pierbattista Pizzaballa, s'est dit prêt à se porter otage en échange de la libération d'enfants israéliens détenus par le Hamas.

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Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, s’est dit prêt à échanger sa vie contre celle d’enfants israéliens retenus en otage par le Hamas. « Je suis prêt à un échange, à n’importe quoi, si cela peut conduire à leur liberté, pour ramener ces enfants à la maison » a ainsi déclaré le patriarche dans une interview accordée à plusieurs journalistes italiens en visioconférence, lundi 16 octobre.

« La première chose à faire est d’essayer d’obtenir la libération des otages, sinon il n’y aura aucun moyen d’empêcher une escalade. Nous sommes prêts à aider, même moi personnellement », a-t-il encore déclaré avant de souligner qu’il n’avait pour le moment pas eu de contact direct le Hamas. « C’est très difficile parce que, pour permettre une médiation, il faut avoir des interlocuteurs. Et en ce moment, il n’est pas possible de parler au Hamas », a-t-il reconnu. D’après les chiffres donnés par l’armée israélienne, entre 150 et 200 personnes, dont de nombreux enfants, ont été enlevées par le Hamas depuis la vaste offensive lancée par ce dernier contre Israël, samedi 7 octobre.

Le patriarche de Jérusalem a par ailleurs évoqué sa préoccupation quant à la crise humanitaire qui se profile suite aux représailles israéliennes sur la bande de Gaza; ainsi que sa crainte de voir le conflit se répandre dans d’autres pays du Moyen-Orient, le transformant en conflit régional « impliquant non seulement Gaza mais éventuellement la Cisjordanie ou le Liban ». Mgr Pizzaballa s’est par ailleurs affranchi de la position tenue jusqu’ici par le pape François, en désignant nommément le Hamas : « Pour être clair, le Hamas a commis des actes de barbarie en Israël », a-t-il reconnu.

Israël – Vatican : des relations délicates

Le Saint-Siège reconnait l’État d’Israël depuis seulement 1993. Une reconnaissance intervenue 45 ans après la proclamation de l’indépendance de l’État hébreu par David Ben Gourion. Dès les débuts du sionisme, le Vatican avait en effet manifesté sa ferme opposition à la création d’un foyer juif en Palestine. Depuis, les relations diplomatiques entre les deux parties s’écrivent en pointillés. Car si le Vatican a normalisé ses relations avec Israël, il soutient toujours, au moins depuis le pontificat de Jean-Paul II, la solution de la création d’un État palestinien, cherchant avant toute chose à maintenir la paix dans cette région qui abrite les lieux saints de la chrétienté.

En 2013, l’Église catholique a ainsi officiellement reconnu les Territoires palestiniens comme un État souverain, et en 2019, le Saint-Siège réitérait sa position « concernant la solution prévoyant la création de deux États pour deux peuples comme le seul moyen de parvenir à une solution définitive à ce conflit de longue durée ». Quelques semaines avant l’attaque du Hamas en Israël, Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États au Saint-Siège, réclamait de nouveau devant l’ONU un plan de paix permettant de répondre aux aspirations des Palestiniens, tout en fustigeant une « attitude de plus en plus autoritaire et militairement invasive de l’État d’Israël ».

Tags:
diplomatieIsraëlTerre sainteVatican
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